Un nouveau plan de répartition pour les écoles de Saint-Bruno-de-Montarville
Commission scolaire des Patriotes
Au terme d’une démarche menée afin d’équilibrer le nombre d’élèves dans les écoles primaires de Saint-Bruno-de-Montarville, Carignan et Chambly et, par le fait même, pour diminuer le nombre d’élèves transférés d’école chaque année dans ces trois municipalités, le Conseil des commissaires a adopté trois nouveaux plans de répartition lors d’une séance ordinaire en décembre dernier. Ces plans de répartition seront en vigueur à compter de l’année scolaire 2013-2014 et seront accompagnés de mesures transitoires afin de diminuer, dans la mesure du possible, les impacts liés à cette mise en place.
La présidente de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), madame Hélène Roberge, se dit très satisfaite de ces nouveaux plans de répartition, notamment pour les écoles de Saint-Bruno-de-Montarville : « Les conseils d’établissement des trois écoles primaires de Saint-Bruno-de-Montarville ont tous été du même avis en optant pour la même hypothèse. » Elle précise que le conseil d’établissement d’une école représente les parents ainsi que les membres du personnel. « C’est à la suite des commentaires reçus des parents de leur école qu’ils ont tous recommandé d’adopter la deuxième hypothèse qui leur était présentée. C’est donc celle que le comité de travail a unanimement recommandée au Conseil des commissaires, qui l’a adoptée », d’ajouter madame Roberge.
En détail
Parmi les modifications de la deuxième hypothèse, celle qui a été retenue pour les écoles de Saint-Bruno-de-Montarville (Albert-Schweitzer, Monseigneur-Gilles-Gervais et De Montarville), notons entre autres que 152 élèves seront répartis de l’école Albert-Schweitzer à celles de Monseigneur-Gilles-Gervais (118) et de Carignan (34), alors que 15 nouveaux jeunes, provenant de l’école De Montarville, entreront à Albert-Schweitzer. « La démarche qui a été entreprise cet automne a pour but de garantir une même qualité de services dans toutes les écoles de Saint-Bruno-de-Montarville et pour ce faire, nous devons équilibrer le nombre d’élèves entre elles. Par conséquent, le territoire de l’école Monseigneur-Gilles-Gervais doit s’agrandir et ceux des écoles Albert-Schweitzer et De Montarville doivent être réduits. Les membres du conseil ont pris une décision responsable pour l’intérêt fondamental de l’ensemble des élèves de Saint-Bruno-de-Montarville, en ayant à cœur la qualité de vie dans chacune des écoles concernées », explique la présidente de la CSP.
Rappel de la démarche de consultation
Cette démarche de consultation a été autorisée par le conseil, le 5 septembre 2012, par (en vue de) la formation d’un comité de travail ayant notamment le mandat de lui présenter une ou des hypothèses de plan de répartition pour chacune des trois municipalités. Le 25 septembre suivant, les commissaires ont procédé à l’étude des recommandations du comité de travail et lors de sa séance du 2 octobre, le Conseil des commissaires a mandaté le Service de l’organisation scolaire pour consulter les conseils d’établissement des écoles primaires de Saint-Bruno-de-Montarville, Carignan et Chambly sur deux hypothèses de modification au plan de répartition de chacune de ces municipalités. Pour leur part, les conseils d’établissement avaient jusqu’au 16 novembre pour transmettre leurs avis au Service de l’organisation scolaire de la CSP.
Les mesures transitoires
Les commissaires ont considéré tous les avis reçus des parents et ceux transmis par le leur conseil d’établissement, afin d’adopter des mesures transitoires qui viendront limiter les impacts liés à plusieurs changements d’école, notamment pour les élèves de 6e année et pour ceux en milieu de cycle. Ainsi, dans le cas des élèves fréquentant en 2012-2013 une école primaire de l’une des trois municipalités visées par cette révision, les membres du conseil ont adopté les mesures transitoires suivantes :
- Lors de l’assignation des élèves dans leur école de secteur pour l’année scolaire 2013-2014, si un élève était appelé à fréquenter une troisième école différente en raison des critères de l’article 7.1 de la Politique relative à l’admission et à l’inscription des élèves (en excluant la fréquentation à l’éducation préscolaire et les changements d’école en raison d’un choix d’école ou d’un déménagement), il se verrait reconnaître l’assurance de terminer sa scolarité du primaire à cette école, sous réserve d’un déménagement.
- Les parents des élèves du primaire qui, à la suite de la révision du plan de répartition, se verront attribuer une école de secteur différente de l’école fréquentée en 2012-2013, auront la possibilité de demander le maintien de leur enfant dans l’école qu’il fréquentait en 2012-2013. Cette demande sera considérée comme une demande de choix d’école, donc selon les places disponibles, mais avec les conditions particulières suivantes :
- la demande n’aura pas à être renouvelée chaque année;
- l’élève aura droit, pour l’année scolaire 2013-2014 seulement, au transport scolaire gratuit s’il réside à plus de 1,6 km de l’école de fréquentation;
- si, au cours des années subséquentes, l’école de fréquentation devait être touchée par un surplus d’élèves dans la classe de l’élève, celui-ci aurait les mêmes droits et serait soumis aux mêmes règles que les autres élèves de la classe;
- en 2013-2014 seulement, le nombre de demandes de choix-école pour des élèves de 6e année pourrait justifier l’ouverture d’un groupe supplémentaire dans une école.
Madame Roberge précise que « les commissaires sont sensibles au fait qu’il n’est pas possible de satisfaire tous les parents concernés, mais ils ont pris une décision responsable dans l’intérêt collectif des élèves, en ayant à cœur la qualité de vie dans chacune des écoles concernées. Dans cet esprit, les écoles se préparent à accueillir les élèves qui changeront d’école l’an prochain pour les aider à vivre une transition harmonieuse. »
Enfin, la principale intéressée ne prévoit pas revoir le plan de répartition des écoles secondaires de la CSP. « Depuis quelques années, les écoles secondaires connaissent une baisse du nombre d’élèves qui se poursuivra jusqu’en 2015-2016. La hausse que nous vivons actuellement au primaire commencera à se faire sentir en 2016-2017, mais il y aura suffisamment de places pour plusieurs années. Il n’est donc pas nécessaire de revoir leur plan de répartition pour le moment. »
