Un mouvement loin d’être disparu

Parents-Secours Saint-Basile-le-Grand

Depuis le début du mois d’octobre, et plus particulièrement à l’approche de la fête d’Halloween, les enfants de la maternelle et des classes de 1re, 2e et 3e années des écoles primaires de la région ont reçu la visite de policiers – de l’agent François Ménard pour le territoire de Saint-Basile-le-Grand – afin d’être conscientisés à la sécurité et à l’organisme Parents-Secours.

« Le logo rouge et blanc, ce symbole d’une femme tenant un enfant par la main, est demeuré dans la mémoire collective. Les plus vieux d’entre nous savent que le mouvement Parents-Secours existe encore, et ce, même si les affiches-fenêtres sont moins nombreuses qu’auparavant. Octobre est un bon temps pour sensibiliser les plus jeunes à notre organisme », mentionne la présidente de Parents-Secours Saint-Basile-le-Grand, Johanne Bergeron, que le Journal de Saint-Basile a rencontrée.

Après six ans au service de l’organisme, madame Bergeron entame maintenant sa deuxième année de présidence.  

Cette association communautaire multigénérationnelle sans but lucratif a pour mission de promouvoir la sécurité par l’information et l’éducation, en plus de sensibiliser la population à l’importance de la vocation des foyers-refuges certifiés sécuritaires pour les enfants ou pour toute autre personne en détresse. En sillonnant les rues, on reconnaît l’élément distinctif du programme par l’affiche-fenêtre signifiant la protection et la sécurité. « J’avoue qu’il était plus facile de recruter des bénévoles et des membres à l’époque, d’abord parce qu’il y avait plus de disponibilités au niveau des couples, mais aussi parce qu’au lendemain de l’enlèvement du jeune Sébastien Métivier, et pendant les deux ou trois années suivantes, il y a eu explosion de foyers-refuges. Ça faisait partie des effets collatéraux de cette tragédie; les gens avaient besoin de sécurité. Mais la machine grossit encore et est toujours présente. Le mouvement local n’est pas en arrêt », explique Yves Bernard. Aujourd’hui trésorier pour Parents-Secours Saint-Basile-le-Grand, il s’implique depuis 30 ans. Dans les années 80 (1984-1987), il a redonné du souffle au mouvement fondé en 1977 à Saint-Bruno-de-Montarville. À Saint-Basile-le-Grand, l’organisme existe depuis 1979. L’an prochain, il soulignera son 35e anniversaire.

Aussi pour les aînés

Mais Parents-Secours ne s’adresse pas seulement aux enfants. Les aînés peuvent également aller cogner aux portes des maisons dont le logo est placé en évidence dans la fenêtre à l’avant du foyer-refuge. C’est la raison pour laquelle les résidences et autres centres de personnes âgées sont aussi visités par les policiers. Il y a de l’information à leur fournir. L’enfant, ou l’aîné en détresse, peut ainsi compter sur un réseau sécuritaire de gens aptes à lui venir en aide, qu’il soit perdu, malade, blessé, poursuivi ou agressé.

Aujourd’hui, Parents-Secours Saint-Basile-le-Grand est un réseau de foyers-refuges sécuritaires; une entraide sans distinction de génération; un partenariat avec la Commission scolaire des Patriotes et la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent; une communauté plus sécuritaire; la prévention de la criminalité. « Nous comptons environ une centaine de foyers-refuges. Par contre, il y a des secteurs de la municipalité qui ne sont pas « surveillés », par exemple aux environs du parc du Pont-de-Pruche, entre le boulevard du Millénaire et la rue Boileau, et tous les nouveaux secteurs construits après l’aréna », souligne le vice-président de Parents-Secours Saint-Basile-le-Grand, Gérard D’Astous, impliqué bénévolement depuis 12 ans. 

Les membres du comité exécutif s’impliquent dans la cause pour l’amour des enfants. « Avez-vous déjà entendu un enfant rire ou pleurer? C’est pour ça qu’on est Parents-Secours », déclare Yves Bernard. Johanne Bergeron croit au mouvement : « Même après notre passage, c’est un mouvement qui ne devrait jamais mourir parce qu’il est important dans une communauté. » Du côté de Gérard D’Astous, ses 19 petits-enfants et 9 arrière-petits-enfants sont une raison valable pour comprendre son implication.

Le comité est composé de trois autres membres, soit Alexandre Rodrigue, Renée Delude ainsi que Caroline Boulanger.

Si vous désirez vous impliquer bénévolement auprès de cet organisme, vous pouvez communiquer par courriel avec la présidente, Johanne Bergeron, à johanneoarchives@hotmail.com.