Les parents réclament une rencontre avec la ministre de l'Éducation

Manifestation pour sauver l’École de la Roselière

Des centaines d’élèves, de parents et des artistes ont manifesté samedi dernier devant les locaux de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), à Saint-Bruno, pour dénoncer la récente décision du Conseil des commissaires de refuser de soumettre à la ministre de l’Éducation une demande de permis pour maintenir la vocation particulière de l’École de la Roselière de Chambly. Depuis 16 ans, le projet éducatif de cette école s’inspire de la pédagogie Waldorf, enseignée dans trois autres écoles primaires au Québec.

La Corporation des parents de l’École de la Roselière conteste les arguments du Conseil des commissaires et souligne que la véritable intention de la commission scolaire est de fermer définitivement l’école en 2014. Les parents réclament donc l’intervention de la ministre de l’Éducation et sollicitent une rencontre avec elle. « La Commission scolaire a pris tout le monde par surprise en soumettant aux commissaires un rapport tendancieux pour soutenir sa demande de ne pas renouveler la vocation particulière de l’école. Ce sont 150 enfants qui sont ainsi privés d’un projet pédagogique qui favorise la réussite et la persévérance scolaire », a déclaré Annie Fortin, présidente de la Corporation des parents.

Plusieurs artistes ont également participé à la manifestation. Sébastien Ricard, Maxim Gaudette, Fanny Mallette, Viviane Audet, Frédéric Zouvi, Claude Despins et Renaud Paradis ont ainsi donné leur appui aux élèves et aux parents de l’école.

Réplique de la CSP

Dans un communiqué de presse, la CSP répète que « la décision de mettre fin au projet particulier de pédagogie Waldorf à l’école de la Roselière a été prise au terme d’une analyse rigoureuse et transparente qui s’est déroulée sur plusieurs années et qui a impliqué le conseil d’établissement de cette école. Le constat qui s’en dégage est que des parties importantes du Programme de formation de l’école québécoise ne sont pas enseignées aux élèves de cette école. »

La CSP soutient de plus qu’en mai 2011, « un protocole d’entente était signé entre la CSP, le conseil d’établissement de l’école de la Roselière et la Corporation des parents de l’école. L’objectif de ce protocole était de rappeler et d’établir clairement le rôle de chacun, notamment le fait qu’il revient à la CSP d’assurer la gestion pédagogique et administrative de l’école. »

Après plusieurs années de questionnements, le Conseil des commissaires a demandé qu’une analyse approfondie de la situation soit faite, ce qui a mené à la préparation d’un rapport à l’automne dernier. « C’est donc de façon éclairée que le Conseil des commissaires a assumé ses responsabilités, lorsqu’il a décidé de ne pas présenter à la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport une demande pour le renouvellement du projet particulier de l’école », conclut la CSP. (OW)

(Sources : Corporation des parents de l’École de la Roselière et CSP)