La qualité des services aux élèves en jeu

Compressions budgétaires à la CSP

La présidente de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), Hélène Roberge, dénonce les prochaines compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Marois dans son budget 2013-2014. En effet, la CSP se trouverait à devoir couper 3,6 millions de dollars dans son prochain budget. En l’espace de trois ans, l’établissement aura perdu 9,9 millions en revenus.

« Le gouvernement est sur le point d’oublier les écoles primaires et secondaires publiques du Québec!, s’insurge Mme Roberge. Pendant qu’on ne parle que des universités et des cégeps, on sabre de façon importante le financement des écoles primaires, secondaires et centres professionnels. À moyen terme, nous allons compromettre l’accès à l’enseignement supérieur pour nos élèves. »

Depuis 2011 que le gouvernement demande aux commissions scolaires de faire des efforts, tout en maintenant un haut niveau de rendement, la CSP rapporte avoir déjà fait au mieux de sa capacité, sans toucher à la qualité des services aux élèves. À titre d’exemple d’actions déjà posées, Mme Roberge énumère : diminution de 24 $ par élève dans l’éducation général des jeunes, diminution de 100 $ par membre du conseil des commissaires, diminution de 100 $ par élève à la formation général aux adultes et professionnelle, réduction des budgets dans chacun des services de la CSP, centralisation de certaines dépenses liées au siège social, et diminution des frais de déplacement et de formation, entre autres.

En raison de son mode de gestion décentralisé, 95,6 % du budget de la CSP se retrouve dans les établissements scolaires. De là, l’inquiétude de Mme Roberge. « Il est faux de croire que l’on peut encore réduire au niveau administratif pour aller chercher tout cet argent sans que cela touche désormais les services aux élèves, c’est impossible!, soutient la présidente. Il n’est plus envisageable de continuer à réduire le financement des commissions scolaires, il faut que le gouvernement entende raison sur le fait que l’éducation des jeunes, c’est une priorité. »

Et l’avis d’imposition, lui?

Une des préoccupations des résidants devant cette situation est de savoir si leur avis d’imposition scolaire va augmenter. En fait, le montant maximal de taxes que peut aller chercher une commission scolaire est déterminé par le ministère de l’Éducation, dans ses règles budgétaires, et non par l’établissement. « Pour l’instant le projet de loi (# 25) qui annonce les compressions budgétaires est toujours à l’étude au gouvernement. Donc, il nous est encore impossible de savoir si les nouvelles mesures vont affecter le compte de taxes scolaires des résidants », explique Hélène Roberge.

Les règles budgétaires qui permettront de statuer à cet effet sont attendues pour le début du mois d’avril. « Toutefois, ce n’est pas parce que nous allons recevoir les règles budgétaires à ce moment-là que nous pourrons tout de suite donner une réponse aux résidants. Il y a plusieurs étapes avant de déterminer s’il y aura augmentation de taxes ou non. Le budget n’est adopté qu’au mois de juin », de préciser Angèle Latulippe, directrice du Service des ressources financières.

Ce qui compte actuellement aux yeux de la direction de la CSP, c’est que les élèves soient le moins possible touchés par les changements à venir.