La CSP confirme sa décision
Vocation Waldorf à l’École de la Roselière
La vocation particulière à pédagogie Waldorf de l’École de la Roselière à Chambly, fréquentée par des élèves montarvillois, tirera officiellement sa révérence le 30 juin. C’est la décision qu’a réitérée le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), lors d’une séance extraordinaire tenue la semaine dernière. Plus de 300 personnes s’étaient présentées au rendez-vous pour entendre le verdict et accueillir la nouvelle avec désarroi.
Depuis que la CSP a pris la décision de ne pas renouveler la demande de projet particulier de pédagogie Waldorf, deux séances ont eu lieu, durant lesquelles enseignants, parents et anciens élèves ont fait part de leurs commentaires et critiques par rapport à cette situation. Selon Hélène Roberge, présidente de la CSP, les commissaires ont pris bonne note des éléments complémentaires au dossier qu’ont apportés ces derniers et ont étudié tous les documents qui leur ont été soumis, avant de statuer définitivement le 19 février dernier.
« Tout l’historique du dossier, qui date de plusieurs années, ainsi que tous les documents qui nous ont été acheminés ont été analysés de nouveau avant de valider notre décision », a rapporté Mme Roberge, en entrevue avec le journal. Rappelons que la principale chose reprochée à l’École de la Roselière était de ne pas s’être conformée totalement au Programme de formation de l’école québécoise, entre autres par sa grille-matière. « Il est de notre rôle, au conseil des commissaires, de s’assurer à ce que toutes les matières obligatoires soient enseignées et que les élèves reçoivent tous les services éducatifs auxquels ils ont droit », a soutenu Mme Roberge.
Appui et détermination
Lors de la période de questions, trois groupes ont pris la parole. L’Association des directions d’établissementd’enseignement de la Rive–Sud (ADERS) est venue appuyer la décision du conseil des commissaires. « Nous appuyons la décision prise par le conseil des commissaires parce qu’elle est déterminante pour les directions scolaires, qui doivent s’assurer du respect de l’ensemble des encadrements légaux et pédagogiques dans leurs écoles, notamment le Programme de formation de l’école québécoise et la progression de l’apprentissage », a mentionné Daniel De Angelis, directeur de l’École secondaire Ozias-Leduc.
Les enseignants et la Corporation des parents de l’École La Roselière se sont également fait entendre. Les premiers demandant un sursis pour étudier intensément le rapport de 93 pages de la consultante en éducation, Yolande Nantel, et y apporter des éléments complémentaires, et les deuxièmes, pour réitérer leur désarroi face à la situation. D’ailleurs, dans un communiqué de presse, la Corporation des parents précise qu’elle a l’intention « de poursuivre ses démarches pour maintenir en septembre prochain la pédagogie Waldorf à l’École de la Roselière. Elle prendra les moyens nécessaires pour obtenir toutes les informations liées à ce dossier afin de démontrer que le conseil des commissaires n’a pu prendre une décision éclairée et que son véritable objectif est de fermer l’École de la Roselière pour d’autres considérations que la pédagogie Waldorf. » Une pétition a été lancée dernièrement et, en quelques jours seulement, 3 500 signatures ont été amassées.
Une école primaire régulière
Puisque la CSP ne présentera pas de demande de renouvellement au ministère de l’Éducation, l’École de la Roselière deviendra une école primaire régulière dès la prochaine rentrée scolaire. Toutefois, l’emplacement et la structure du bâtiment scolaire ne répondent pas adéquatement aux critères d’une école primaire. Donc, dans l’optique de fermer définitivement l’école à la fin de l’année scolaire 2013-2014, la CSP entreprendra une démarche de consultation publique: une séance d’information se tiendra le 5 juin, à 19 h, suivie d’une audience publique, le 2 octobre, à 19 h.
« Le conseil des commissaires croit qu’il faut fermer cette école parce qu’elle ne répond pas aux besoins d’une école régulière, entre autres il n’y a pas de gymnase, et la cour d’école et les locaux sont trop petits pour accueillir plus d’élèves », précise Mme Roberge. Pour répondre néanmoins à la demande grandissante de places d’élèves, la CSP a déposé une demande au ministère de l’Éducation pour construire une nouvelle école de quartier à Chambly.
Pour ceux qui se questionnent sur la pédagogie Waldorf : http://arsq.info/jardin/lapedagogie.htm.


