La Corporation des parents poursuit sans relâche

École de la Roselière

La Corporation des parents de l’École de la Roselière, accompagnée d’anciens élèves de l’établissement scolaire, est revenue à la charge lors de la dernière séance ordinaire du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Patriotes (CSP). Ils sont venus présenter une enquête réalisée à l’interne, qui démontrerait que les élèves de la Roselière seraient plus nombreux en moyenne à obtenir leur diplôme d’études secondaires que les autres élèves de la CSP. Les parents continuent de croire que ces données auraient été volontairement oubliées par les commissaires lors de leur prise de décision sur l’avenir de l’école.

Depuis janvier dernier, la Corporation des parents a sondé sept cohortes d’anciens élèves, en âge d’avoir terminé leurs études secondaires. Sur les 156 élèves de ces cohortes, 140 ont été retracés : 93 % ont obtenu leur diplôme d’études secondaires (dont 89 % de garçons et 98 % de filles), alors que le taux de diplomation pour l’ensemble des élèves de la CSP est de 76,7%.

« Volontairement, la Commission scolaire des Patriotes n’a pas tenu compte de la réussite scolaire de nos élèves, déclarait la porte-parole de la Corporation des parents, Karine Lamoureux, lors de la période de parole au public de la séance des commissaires. Ces résultats démontrent clairement que l’École de la Roselière répond très bien aux objectifs du ministère de l’Éducation, mais différemment ».

« Campagne mensongère et de désinformation »

Deux jours après la manifestation qu’a tenue la Corporation des parents, devant les bureaux de la CSP, cette dernière avait émis un communiqué de presse réitérant les raisons pour lesquelles les commissaires avaient décidé d’en finir avec la pédagogie à vocation Waldorf à Chambly.

Toutefois, selon la Corporation des parents, toutes les informations transmises par la CSP seraient « mensongères » et serviraient à une « campagne de désinformation » auprès de la population; que ce soit sur le fait que la CSP enquêterait depuis plusieurs années sur le projet particulier de pédagogie Waldorf ou sur le fait que le conseil d’établissement aurait été informé à plusieurs reprises de la situation précaire dans laquelle l’école se trouvait.

Des élèves en colère

Le 12 mars dernier, d’anciens élèves de l’école ont témoigné de la qualité de l’enseignement reçu à la Roselière. Ils ont affirmé aux commissaires que les matières obligatoires sont enseignées et ont exigé que la commission scolaire cesse immédiatement toute atteinte à leur réputation en laissant croire à la population qu’ils sont moins bien susceptibles de réussir que la moyenne des étudiants fréquentant un établissement de la CSP. (OW)