Incompréhension, stupéfaction, injustice et trahison

Non-renouvellement de la vocation particulière de l’école de La Roselière

Stupéfaction, trahison, injustice et incompréhension, tels sont les sentiments des Montarvillois dont les enfants fréquentent l’école de la Roselière à Chambly. Ils sont totalement indignés devant la situation. Pour ces parents, il ne reste qu’à se retrousser les manches et faire tout en leur pouvoir afin que le vent tourne en faveur de leurs enfants, avant qu’il ne soit trop tard.

« Pour nos enfants, c’est un drame. Ils sont très tristes à l’idée que leur école fermera. En tant que parents, nous faisons tout pour les protéger dans cette histoire et nous continuerons à nous battre pour leur bien-être », souligne Karine Lamoureux, porte-parole des parents et membre du conseil d’établissement de l’école de la Roselière.

« Nous sommes prêts à collaborer, à trouver des moyens pour rescaper la situation. Il y a trop de familles qui ont fait le choix de ce mode de vie pour abandonner aujourd’hui à cause d’une décision des commissaires prise trop vite. Nous voulons les informer que ce n’est pas une décision qui peut être prise à la légère; c’est l’avenir de nos enfants et des générations futures qui est en cause. Nous sommes convaincus que les commissaires peuvent encore infirmer la décision », ajoute Fabienne Camilleri-Deghetto, qui a un garçon en première année. Soulignons qu’en effet plusieurs familles ont déménagé dans la région pour que leurs enfants puissent bénéficier de la pédagogie Waldorf.

Le conseil d’établissement au banc des accusés

La principale chose qui est reprochée à l’école de la Roselière est de ne pas s’être conformée totalement au Programme de formation de l’école québécoise. Selon Mme Lamoureux, la Commission scolaire des Patriotes (CSP) aurait demandé des ajustements, entre autres sur la grille-matière, mais rien n’aurait été fait. « La directrice, qui a la responsabilité de cette grille-matière, nous a présenté le même matériel année après année, et nous, qui la croyions conforme, l’avons endossée chaque fois, explique Mme Lamoureux. Et le 23 janvier dernier, nous apprenions dans une lettre que c’est à cause d’un manquement de la part du conseil d’établissement que l’école changera de vocation; c’est incompréhensible! »

Aujourd’hui plus que jamais, les parents rencontrés par le journal Les Versants remettent en doute le mandat de la directrice, Louise Létourneau, depuis son arrivée en septembre 2010. Selon eux, cette dernière n’a rien fait pour régler les choses et à présent, leurs enfants sont victimes de son désintéressement envers eux.

Transparence et inaction

Le manque de transparence et l’inaction d’acteurs importants dans le dossier sont les points culminants qui reflètent la situation que vivent les enfants, selon les parents montarvillois. « Cela fait des années que le conseil d’établissement tend la perche et demande une meilleure collaboration avec la commission scolaire, demande à ce que les choses se fassent en toute transparence et que les revendications soient claires. Nous n’avons pas obtenu beaucoup de réponses positives. »

Plusieurs autres points amènent ces parents à se questionner : le refus de la CSP d’informer les parents de la démarche d’analyse dans l’école, le refus de divulguer les résultats du rapport de la vérificatrice, auprès des parents et des enseignants, et la précipitation de la CSP auprès des commissaires de décider du sort de l’école la Roselière à la séance du mois dernier, alors que ce point devait être discuté le 5 février seulement.

Le prochain conseil des commissaires se tiendra le mardi 12 mars.