Fin de l’aide aux devoirs

Écoles primaires de CSP

Les directions des 52 écoles primaires de la Commission scolaire des Patriotes (CSP) ont décidé de mettre fin à l’aide aux devoirs de leurs élèves, en réaction aux dernières coupes budgétaires imposées par le gouvernement.

Le Syndicat de Champlain a vivement réagi à cette annonce. « La population s’habitue aux annonces désormais régulières de compressions dans les budgets des commissions scolaires. Mais il faut comprendre que cette fois, véritablement, nous sommes rendus à l’os, a commenté le président, Éric Gingras, par voie de communiqué. S’il est vrai que les commissions scolaires ont la responsabilité d’appliquer des compressions budgétaires, c’est le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport qui est, ultimement, le véritable responsable de cette diminution de services. »

Rappelons que, depuis 2010, ce sont quelque 14 millions de dollars qui ont été retirés du budget de la Commission scolaire des Patriotes. Cette année, le gouvernement a décidé de couper 44 % dans l’enveloppe des « Mesures d’appui à la réussite scolaire ». Ces mesures comprennent l’aide alimentaire, l’aide aux devoirs, des programmes écoles en forme et en santé, l’acquisition de livres et de documentaires, des activités parascolaires au secondaire, des activités d’exploration professionnelle des jeunes en formation générale, etc.

« Le conseil des commissaires de la CSP a décidé de laisser aux écoles la marge de manœuvre de comment ils voulaient appliquer cette mesure de compression. Les directions d’écoles se sont réunies et ont choisi collectivement de couper l’aide aux devoirs pour éviter que les écoles d’une même ville ne vivent des réalités différentes, d’expliquer Hélène Roberge. Je ne peux pas remettre ce choix en question parce que nous avons choisi de leur donner ce pouvoir. »

La semaine dernière, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a exigé que la CSP retourne faire ses devoirs dans ce dossier, sans quoi un vérificateur lui sera attribué. En réponse à cette position, le député de Chambly et porte-parole de la CAQ en matière d’Éducation, Jean-François Roberge, estime que « la réaction du ministre est incohérente. Il affirme trouver inacceptable que la commission scolaire coupe dans l’aide aux devoirs et la somme de se rétracter. Cependant, cette situation résulte directement des coupes imposées par son ministère. »