Changer un peu le monde…1 an, 18 pays et 2 cœurs débordants de reconnaissance!
Chronique « Solidarité Tour du monde » par Louise et Janouka Paradis
Nous voici déjà à la fin de notre grande aventure! Comme le temps a passé vite! À quelques heures de notre retour, nous sommes incroyablement partagées entre la tristesse de terminer ce grand voyage et la joie d’enfin revoir tous ceux qu’on aime! Nous avons vécu tellement de choses, rencontré tellement de personnes extraordinaires et adopté un si différent mode de vie, qu’il nous est difficile de dire adieu à tout cela, et seule l’idée de revoir enfin notre famille et nos amis nous aide à accepter que ce soit déjà fini.
Que de souvenirs merveilleux nous aurons emmagasinés! Que de rencontres extraordinaires auront parsemé notre chemin! Et surtout, comme nous sommes privilégiées d’avoir pu vivre cette expérience de solidarité internationale! Notre cœur déborde de reconnaissance et d’affection pour toutes ces personnes qui ont fait en sorte que notre voyage humanitaire ait été au-delà de nos espérances…
Jamais nous n’aurions pu penser, avant d’accomplir ce voyage, qu’en étant présentes si peu de temps dans chaque pays, nous aurions pu donner et recevoir autant. Et pourtant, oui, nous pouvons dire avec fierté que nous avons vraiment changé un peu la face du monde. Nous avons vraiment eu la chance de participer à l’amélioration de la qualité de vie de nombreuses personnes et surtout, à travers chacune des rencontres que nous avons faites, nous avons compris que peu importe la langue, la religion, la couleur, les coutumes et le niveau social, les êtres humains sont tous les mêmes avec ce désir incroyable d’aimer et d’être aimés!
Plusieurs personnes nous demandent quel a été notre pays préféré et, sincèrement, nous ne pouvons répondre à une telle question, car dans chaque pays, les projets réalisés et les personnes rencontrées ont fait en sorte que nous avions plein d’affection pour chacun. Tous ces regards remplis de peur, de tristesse, et d’abandon, chaque pays nous les a fait connaître. Tous ces enfants abandonnés et abusés qui sillonnent les rues mendiant, ici et là, nourriture et affection, chaque pays nous les a fait côtoyer. Toutes ces mères épuisées, désespérées, seules, sans aucun soutien, mais luttant à la limite de leurs forces, chaque pays nous les a présentées. Toutes ces personnes sales, handicapées, rejetées, défigurées, celles que trop souvent on appelle les déchets de l’humanité, chaque pays nous les a fait aimer.
Oui, chaque pays porte en son sein d’immenses souffrances créées, pour la plupart, par la soif de pouvoir et de corruption de l’être humain. Et ce qui nous empêche de désespérer à la vue de tout cela, c’est que chaque pays possède aussi, en son sein, des milliers de personnes généreuses, ouvertes aux autres, qui luttent, jour après jour, pour faire reculer cette misère humaine. Et devant tous ceux qui nous disent que le travail humanitaire ne vaut pas la peine, que ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, nous savons désormais, avec certitude, qu’il en est tout autrement.
Grâce au travail acharné de ces milliers de personnes, la pauvreté indécente, la malnutrition, le manque d’eau potable, l’abandon, la maltraitance d’enfants, la mort infantile, etc., bien qu’ils soient encore trop présents dans le monde, reculent pas à pas. C’est merveilleux de découvrir toutes ces communautés et associations présentes partout qui n’ont pas baissé les bras et qui continuent de croire qu’il est possible de changer le monde.
Oui, chacun de nous peut réellement faire une différence et cela, peu importe que ce soit au Québec ou ailleurs. Pour notre part, ce long voyage n’est qu’un début, car toujours, toujours, nous continuerons d’espérer et de travailler afin que tous nos frères et sœurs du monde entier puissent vivre un jour dans la dignité. Pour nous, ce n’est pas une question de générosité, mais un profond besoin intérieur qui nous donne tant de bonheur !


