Bertrand Lalancette : le meilleur de l’être humain

Semaine de l’action bénévole, du 15 au 21 avril

« Je viens d’un milieu défavorisé, mais j’ai eu des parents aimants, une famille extraordinaire, et il y a toujours eu de la nourriture sur la table, trois fois par jour. Malgré le milieu, le quartier, cette énergie familiale a fait une grande différence », souligne Bertrand Lalancette, directeur général du Manoir Saint-Bruno.

Père de deux garçons, monsieur Lalancette redonne aujourd’hui à la communauté. Normal : selon lui, le bénévolat, c’est de rendre à la société ce que tu reçois, de redonner de son temps. Enfant, c’est sa mère qui l’initie au bénévolat. En plus de travailler et de s’occuper de la famille, elle faisait partie de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS), en plus d’offrir des dîners à la paroisse. « Mais le bénévolat, c’est aussi égoïste, parce que tu retires de l’amour et de la gratitude des gens chez qui tu fais la différence, du monde dans lequel tu t’impliques. C’est gratifiant au point de vue humain », explique Bertrand Lalancette. 

Un début à tout

Pour monsieur Lalancette, l’implication bénévole s’amorce en compagnie de ses garçons, lorsque ceux-ci ont l’âge de jouer au hockey. En tant qu’entraîneur, il leur donne des conseils et les regarde évoluer pendant 15 ans. Il est ensuite approché pour devenir membre des associations de hockey et de soccer. « En fait, quand j’y repense, je crois que ça remonte à encore plus loin. J’ai toujours eu cette fibre en moi. J’ai toujours voulu aider mon prochain. Enfant, j’allais au dépanneur pour la voisine, je tondais le gazon des gens du quartier. J’ai été élevé avec mes parents et mes grands-parents, et j’ai appris l’importance de cette implication sociale. Ces derniers viennent du Lac-Saint-Jean; c’est un naturel dans ce coin de pays d’aider l’autre », d’ajouter celui qui est président du CA de la Maison des jeunes Saint-Bruno, un autre rôle bénévole, depuis maintenant trois ans.  

À la suite de son travail avec les organisations sportives, monsieur Lalancette est approché pour devenir membre du comité de coordination du Carrefour-jeunesse emploi du sud-ouest de Montréal. Pour lui, c’est aussi un déclencheur. « Je racontais mon histoire à des jeunes afin de leur faire comprendre que même si je provenais d’un milieu difficile, je m’en étais sorti. »

Avant de devenir directeur général du Manoir Saint-Bruno, Bertrand Lalancette travaille dans le domaine de la mode, en tant que vice-président chez Tristan & Iseut. « Auparavant, je travaillais dans le paraître, dans le faux, alors que maintenant, j’œuvre dans l’être en compagnie des personnes âgées. Dans le monde du bénévolat, tout le monde est vrai. C’est gratifiant et les résultats sont immédiats; on laisse tomber tous les tabous. »

Et son rôle bénévole ne s’arrête pas là. Arrivé à Saint-Bruno-de-Montarville il y a quatre ans, monsieur Lalancette se joint au Club Richelieu, dont la mission est de venir en aide à la jeunesse, assure la sécurité lors du Relais pour la Vie Saint-Bruno en tant que membre du comité, et s’implique à la Chambre de commerce. Sa dernière mission? Il vient d’accepter le rôle de président du Défi têtes rasées qui aura lieu le 12 mai prochain aux Promenades St-Bruno. Il amassera des fonds et se fera raser le coco. « Cette mission m’a touché. Avec Leucan, non seulement l’argent sert à la recherche, mais aussi aux familles des enfants malades. Ça m’a ému. » 

Il invite d’ailleurs les gens à donner généreusement ou à participer au Défi en question.

Le mot de la fin : « Sans le bénévolat, je crois que j’aurais eu un vide au niveau de mon estime de moi, j’aurais été moins fier. Si je suis heureux aujourd’hui, c’est notamment en raison de mon implication sociale. L’être humain a besoin de venir en aide à son prochain, de s’impliquer et de se sentir impliqué. C’est pourquoi sans bénévolat, bien des gens ne pourraient fonctionner, ne pourraient pas évoluer. »