« Aider les gens, c’est ma passion » – Sabrina Lamarre

Lauréate du programme « Mon implication D » des Caisses Desjardins

La Montarvilloise Sabrina Lamarre est la lauréate du programme « Mon implication D », organisé par les Caisses Desjardins du secteur Des Patriotes (Mont-Saint-Bruno, Boucherville, Contrecœur – Verchères, Grand-Coteau et Varennes). La jeune fille de 17 ans a mérité une bourse de 1 000 $.

« Je n’aime pas me vanter. Je suis timide, discrète, du type qui n’aime pas partager ses affaires, mais je dois dire que je suis bien contente d’avoir reçu cette bourse. Je suis surprise parce que je ne gagne habituellement jamais de concours. Je ne m’y attendais pas. C’était spécial comme événement », raconte fièrement Sabrina Lamarre, en entrevue au journal Les Versants.

La somme qu’elle a reçue, elle souhaite la conserver dans ses économies, pour ses études et de futurs voyages. « Je dois découvrir le monde, voyager, voir d’autres pays », explique Sabrina. Parmi eux, le Japon, la France, les Pays-Bas, la Jamaïque. « J’aime le style de ces endroits », de poursuivre l’étudiante en Sciences humaines, profil Individu. Mais elle veut aussi donner à des organismes qui lui tiennent à cœur, notamment Minta et la Guignolée.

Sabrina s’est vu remettre une bourse à la suite de son inscription au programme « Mon implication D » : mis sur pied en 2014, il vise à récompenser les jeunes s’étant illustrés par leur implication dans la communauté. Les jeunes doivent soumettre leur candidature en répondant à différentes questions. Un jury, composé de dirigeants des Caisses concernées, analyse ensuite les candidatures reçues au moyen d’une grille d’évaluation et détermine les cinq lauréats. Ces derniers reçoivent une bourse de 1 000 $ chacun.

Sabrina Lamarre se dit la « personne la plus heureuse au monde ». Mais elle révèle avoir fait beaucoup pour en arriver là. Beaucoup de bénévolat. D’ailleurs, elle encourage tout un chacun à s’impliquer : « Ça rend heureux et ça rend les autres encore plus joyeux. »

Sabrina Lamarre, la bénévole

La Montarvilloise, qui étudie au Collège Édouard-Montpetit, a fait du bénévolat pour le Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs, notamment en venant en aide aux dames de la popote roulante ainsi qu’en apportant son soutien dans la friperie au cours de ses vacances d’été. « J’aime trouver le bonheur dans les petites choses. Le simple sourire de ces gens qui bénéficiaient des repas de la popote m’a fait chaud au cœur », affirme celle qui a donné quelques heures à la Maison des jeunes de Saint-Bruno lors de l’activité de la danse des 8-12 ans. « À ces soirées, on discute avec les jeunes, on les conseille et on s’amuse à leur préparer des jeux. Pendant qu’on bavarde, il nous arrive souvent, en tant qu’animateurs, de nous faire demander des conseils sur le secondaire. C’est très agréable! » Sabrina Lamarre fait également du bénévolat pour les personnes âgées depuis presque trois ans : chaque été, elle se rend au CHSLD et les aide au bingo. Elle les transporte aussi de leur chambre aux activités. « Je m’assois et bavarde avec eux. On apprend beaucoup des gens plus âgés que nous : leurs connaissances et la sagesse. C’est grâce à eux si nous, les jeunes, sommes là. Ces gens sont souvent seuls et beaucoup d’entre eux ne voient presque jamais leurs familles », souligne Sabrina Lamarre, qui fait aussi du bénévolat pour Minta, la Guignolée et l’église, avec la lecture de prières universelles lors des messes familiales. Elle vient en aide aux sans-abris et aux jeunes de la DPJ, passe du temps avec les trisomiques et les déficients intellectuels.   

« Le bénévolat m’apporte la reconnaissance d’autrui, une gratification personnelle. Ça remonte le moral et entretient de bons liens. Mais aussi, le bénévolat, ça fait du bien, à eux comme à moi, parce que chaque geste fait plaisir aux gens. » La jeune fille croit que pour devenir une bonne bénévole, il faut de la disponibilité, essayer autant que possible de respecter les valeurs des gens et  ne jamais les juger, encore moins les catégoriser.  

Outre le bénévolat, Sabrina Lamarre passe aussi du temps à coucher ses idées sur le papier. Ayant écrit un journal intime lorsqu’elle était plus jeune, elle rédige maintenant un roman et un texte sur le bonheur. Pour elle, l’écriture est une libération. « Dans mon texte sur le bonheur, j’explique comment il faut apprécier chaque moment heureux de la vie. On peut tous trouver une joie de vivre… il suffit de creuser en soi. »