À visiter : Harmonia, le jardin des deux mondes

Dans la côte Sommet-Trinité, à Saint-Bruno-de-Montarville, il est un paradis qui unit, dans l’harmonie et la paix, l’est et l’ouest de ce monde. Il se nomme Harmonia, le jardin des deux mondes. Les propriétaires et artisans de ce jardin privé très vaste sont Clément et Huguette Bessette, qui ouvrent généreusement leur jardin au public de 10 h à 16 h, les 11 – 12 juillet, 18 – 19 juillet et 25 – 26 juillet. L’entrée est gratuite, mais les visiteurs sont invités à laisser une offrande au profit des Auxiliaires bénévoles de l’Hôpital Charles-Le Moyne. L’argent est remis entièrement à l’organisme et il sert directement au bien-être des patients. Une visite à ne pas manquer, au 1995, rue du Sommet-Trinité.

Étant située dans la côte, l’entrée épouse une pente dont la magnifique rocaille très colorée accueille le visiteur. En haut, la sculpture « Le penseur » occupe l’escalier à l’entrée de la maison.

Afin d’orienter le visiteur, d’entrée de jeu, M. Bessette présente le jardin : « Il se divise en six espaces distincts d’inspirations diverses. Dans chacun de ces espaces, on retrouve des sculptures et matériaux inertes que nous avons tenté d’intégrer dans la végétation de façon harmonieuse. »

À l’arrière de la maison, l’œil balaie du regard le vaste ensemble des jardins. L’esprit du visiteur change de registre : la tension tombe, il s’ouvre à un autre univers où l’harmonie, la paix, la sérénité prévalent et ne le quitteront plus du moins jusqu’à la sortie. Rien n’est trop chargé, les couleurs utilisées avec parcimonie se marient parfaitement. Voici quelques étapes importantes.

Immédiatement à droite, on se retrouve en Asie dans le jardin d’inspiration balinaise. Ayant passé quelques semaines à Bali, les maîtres des lieux ont été impressionnés par la culture et l’art de ce peuple, et ils ont importé un grand nombre d’œuvres. Un bas-relief de divinités hindoues nous plonge dans cet univers. Il est entouré de matériaux inertes, bois et muret de pierre, accompagnés de végétaux.

Un autre tableau surprendra le visiteur : c’est celui de l’éléphant qui s’est dégagé du bois presque naturellement sous le couteau du sculpteur, commente M. Bessette. Il est installé au milieu du lac de pierres. Plus au fond, un pavillon invite à la méditation. Sa sculpture démontre la finesse du travail balinais.

Son voisin, le jardin d’inspiration anglaise, est une vaste et profonde plate-bande installée sur un léger dénivelé et adossée au terrain de tennis. Comme il se doit, une multitude de végétaux l’habitent : des asperulas, deux variétés d’astilbes, un érable japonais remarquable qui a 25 ans, des heuchères citronnelle, des tiarellas, des salicaires « Robert » stériles, des ligulaires, des bergénias, des doronics et combien d’autres. Les propriétaires font remarquer que le choix des plantes se fait souvent davantage pour le feuillage que pour les fleurs. On remarque la sobriété des couleurs : les pourpres du pétunia « Purple Wave » et leurs dégradés jusqu’au rose pâle, qui tranchent sur des végétaux vert lime. Des éclats de blanc ponctuent l’ensemble.

Tout au long de la visite, M. et Mme Bessette font des petites remarques explicatives : « Nous avons observé qu’il était important de faire des masses, d’avoir des lignes; plein de petits détails font la beauté d’un jardin », remarques que chacun peut mettre à profit.

En face du jardin d’inspiration anglaise, la sculpture d’une baigneuse au dos arqué se reflète dans une eau noire. D’une main au-dessus de sa tête, elle tient une vasque fleurie. En maints endroits sur ce vaste terrain on retrouve des sculptures très expressives dans leur modernité.

Si l’on parle des spécialités de chacun des propriétaires, on apprend que le design et la plantation sont l’œuvre des deux. « Clément a beaucoup d’idées, dit son épouse, et il connaît bien chacune des plantes et ses besoins, il s’occupe donc de l’arrosage. » Tandis qu’Huguette Bessette, qui a la tâche importante de bien découper les bordures, fait de la véritable sculpture avec les arbres et les arbustes, elle les travaille pour  mettre leur beauté en relief, elle dégage même les roches et certaines racines. Toujours l’importance des lignes.

Nous nous dirigeons vers le jardin d’inspiration française, avec des bassins rectilignes dont l’eau noire les transforme en miroirs. Non loin, un banc de pierre avec un immense oiseau derrière. Bon nombre de grands oiseaux habitent les lieux.

Derrière le jeu de tennis, le jardin du sous-bois se laisse découvrir. Une profusion de végétaux encerclent arbres et arbustes dont le niveau des branches a été relevé, car les chevreuils les adoraient. Une grille ouvre sur la clairière où le regard coule…

En revenant plus près de la maison, à droite, une scène amusante, que je me garde de décrire, vaut le coup d’œil.

Sur le côté de la maison, c’est le jardin zen, d’inspiration japonaise. En empruntant le passage sous la pergola, on peut admirer la rivière de verre couleur émeraude, et devant, un bouddha tout souriant se prélasse sur une pierre. Devant lui s’étale un tapis de fougères japonaises.

En avant de la maison, un ensemble nous surprend, ce sont « Les 12 adorateurs  de l’Astre », ensemble originaire de Bali.

Clément et Huguette Bessette, et leur fils Philippe, ainsi que les Auxiliaires bénévoles de l’Hôpital Charles-Le Moyne vous convient à la visite de ce jardin d’une beauté exceptionnelle, où règnent l’harmonie et la sérénité.