Circonscription de Montarville : Djaouida Sellah au NPD

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Par Frank Rodi
Circonscription de Montarville : Djaouida Sellah au NPD
La candidate néodémocrate dans Montarville, Djaouida Sellah. (Photo : courtoisie)

Dans le cadre des élections fédérales, qui se dérouleront le 20 septembre, le journal Les Versants s’entretiendra chaque semaine avec l’un des quatre candidats des partis dominants de la circonscription de Montarville. Aujourd’hui, Djaouida Sellah, candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada, répond à nos questions.

Propos recueillis par Frank Jr Rodi

Qui est Djaouida Sellah?
Djaouida Sellah est l’ex-députée NPD de 2011 à 2015 dans la circonscription Saint-Bruno – Saint-Hubert, dans le temps, et qui est devenue maintenant Montarville. Je suis médecin de formation et conseillère financière. J’ai fait des études entretemps et je suis devenue médecin-conseil expertise en assurances. Depuis janvier, je suis vaccinatrice contre la COVID au Palais des congrès, à Montréal. Djaouida est une maman de trois enfants qui sont rendus adultes. Ils réussissent bien dans leurs études; c’est ma fierté! Avant de m’impliquer en politique, j’étais présidente [de 1998 à 2011, jusqu’à son élection] et membre fondateur de l’Association québécoise des médecins diplômés hors Canada et États-Unis. J’ai été médecin volontaire dans la première guerre du Golfe, que j’appelle la « guerre du père Bush ». Les pertes collatérales, c’est inimaginable, surtout les enfants.

« Je n’ai pas vu d’accomplissements majeurs de la part de mes prédécesseurs au fédéral. » – Djaouida Sellah

Dans la circonscription de Montarville, quels sont les enjeux en environnement, selon vous?
Montarville se bat toujours contre les projets immobiliers dans des terrains humides. Pour la biodiversité. Le terrain militaire est aussi un enjeu important. Je suis contente que Montarville continue d’être une circonscription avant-gardiste concernant l’électrification du transport en commun. La preuve, c’est que maintenant, certains autobus, les midibus, circulent entre les villes. Montarville était déjà avant-gardiste par rapport aux véhicules électriques et aux bornes de recharge. J’étais très fière pendant mon mandat de sensibiliser les gens à cette cause. À l’époque, j’avais organisé une rencontre à l’ancienne gare avec la population, notre porte-parole en transports et l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ). Je l’avais organisée à Saint-Bruno parce que j’avais noté déjà que les gens de Saint-Bruno ont à cœur l’environnement; il y avait cette histoire du boisé des Hirondelles et du projet immobilier du sénateur Massicotte.

Parmi les autres défis, il y a aussi un enjeu par rapport à la pollution sonore pour les avions. J’ai déjà travaillé sur ce dossier parce que j’ai été interpellée par le groupe. Il y avait une promesse de réduire les sons en posant des silencieux aux petits avions de l’école d’aviation. Mais maintenant, il y a les gros avions. Quant à l’acceptabilité sociale, je dois mesurer les opinions auprès des commettants si jamais je suis élue.

Comment vient-on en aide économiquement aux entreprises et aux commerces?
C’est pour cette raison que ça me désole que des élections aient été déclenchées au lieu de travailler sur des dossiers. Notre parti a été le stimulateur du gouvernement actuel pour donner des PCRE aux petites et moyennes entreprises afin qu’elles ne mettent pas la clé sous la porte pendant cette pandémie.

Que proposez-vous pour régler la pénurie de main-d’œuvre?
La pénurie de main-d’œuvre, je pense qu’elle existait déjà. La pandémie n’a fait que révéler la problématique. L’immigration aurait apporté beaucoup pour la main-d’œuvre. Au Québec précisément, parce que je suis une ex-députée du Québec. Si l’on reconnaissait l’expérience et l’expertise de ces immigrants, ça aurait été une partie des solutions pour la main-d’œuvre. Quand ils arrivent ici, ils doivent trouver un emploi. Moi, je suis l’exemple parfait de ça. Quand je suis arrivée en 1998, on n’a pas reconnu mon expérience de médecin. Malheureusement, chaque fois au provincial, il y a des promesses, mais ça frappe dans l’air. Que ce soit les péquistes ou les libéraux ou les caquistes actuels. Je pense aussi que si l’on améliorait les conditions de travail des travailleurs, si l’on donnait des incitatifs, comme l’augmentation des salaires, pour garder les employés, ça aiderait beaucoup. Prévoir la relève aussi.

Comment vient-on à bout de cette pandémie?
Je ne pense pas que l’on arrivera à bout de la pandémie. Ça fait bientôt deux ans… On constate, c’est ma propre opinion, que le virus mute chaque fois. On va maîtriser la pandémie, mais elle ne finira pas. C’est imprévisible. On la maîtrise déjà. C’est ce que l’on fait grâce à l’arrivée des vaccins. Mais on va devoir vivre avec le virus.

Si vous êtes élue le 20 septembre, quelles sont vos priorités?
Je n’ai pas vu d’accomplissements majeurs de la part de mes prédécesseurs au fédéral. Les mêmes enjeux sont d’actualité. J’aimerais que les gens votent de façon rationnelle et non émotionnelle. Si je suis élue, je commencerais avec le dossier environnement du terrain militaire. Je porterais aussi un intérêt particulier à l’aspect socio-économique dans notre circonscription. Lors de mon premier mandat, j’ai été bénévole pour la popote roulante. Malheureusement, j’ai constaté qu’à travers les grandes maisons, il y avait des gens très seuls qui n’avaient pas les moyens de subsister. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur.

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