Notre rapport à la nourriture…

Nous avons tous un rapport qui nous est propre avec la nourriture. Certains parents veulent perdre du poids, mais demandent à leurs enfants de finir leur assiette pour avoir droit à un dessert. Certaines personnes ont peur de manquer de nourriture, d’autres en ont toujours trop. Certaines personnes goûtent à tout, d’autres à rien. Il y a des gens pour qui la nourriture est fortement secondaire, d’autres qui y pensent sans arrêt. Certains aiment manger en groupe, d’autres sont incapables de le faire…

Un texte de Martin Caron

Sociologiquement, la nourriture revêt une importance très particulière. Notre passé de chasseur-cueilleur est encore inscrit en nous et amène toute une symbolique au fait de se nourrir. Pensez au fait de se procurer de la nourriture, de la préparer pour les gens qu’on aime, d’inviter autrui à partager son repas, de nourrir un bébé qui, sans nous, ne pourrait le faire, au fait de devoir jeter de la nourriture… Malgré la surabondance de nourriture dans laquelle nous vivons, ces gestes représentent encore quelque chose de fort qui sommeille en nous.

Le mercredi 16 octobre dernier marquait la Journée mondiale de l’alimentation. L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation estime que le tiers de la nourriture produite sur la terre est gaspillée chaque année. Cela correspond à un total de 1,3 milliard de tonnes de nourriture qui sont gaspillées à un moment ou à un autre de la chaîne, de la production au consommateur. Avec seulement le quart de cette nourriture gaspillée, on pourrait nourrir les 842 millions de personnes qui souffrent de sous-alimentation, dont 100 millions sont des enfants de moins de 5 ans… (Source, Le Devoir)

En tant qu’institution qui œuvre dans le domaine alimentaire, nous avons une certaine responsabilité sur le plan du gaspillage. En gardant en tête les normes d’hygiène et de salubrité, nous avons tout de même plusieurs leviers qui nous permettent de diminuer le gaspillage, et je pense que nous travaillons tous en ce sens.

En espérant que des moyens soient mis en place à plus vaste échelle afin de diminuer ce fléau qui me semble tout à fait réversible…