Les partis municipaux ont-ils toujours la cote?

À mon avis, il n’y a pas une meilleure réponse à cette question, et ce, même s’il est vrai que j’ai vécu les 18 ans de ma vie politique active à Saint-Bruno, comme membre d’un parti politique toujours réélu sans opposition.

La donne a beaucoup changé et il en est de même des mentalités en constante évolution depuis la tenue de la Commission Charbonneau, ce qui a amené la scène municipale à la « une » des nouvelles quotidiennes.

Déjà, il appert qu’un plus grand nombre de candidats et de regroupements indépendants se présenteront à ce titre en 2013 et il en sera de même à Saint-Bruno.

Les citoyens et citoyennes auront donc un meilleur choix de candidats, qu’ils appartiennent ou non à un parti politique. Qui plus est, les candidats ne devront ménager ni les efforts ni les énergies pour se démarquer davantage et gagner ainsi la confiance des électeurs.

Pour les candidats à la mairie, quel serait alors le meilleur candidat? Il serait :

– doté des plus grandes qualités de décideur et de gestionnaire. Une ville moins bien gérée perd, pratiquement, ses marges de manœuvre pour entreprendre, d’une part, des projets porteurs d’avenir, et d’autre part, pour assurer des services de la plus haute qualité

– doté du meilleur sens de vision de l’avenir pour répondre aux aspirations légitimes des citoyens à court, moyen et long terme

 – doté d’une réelle capacité de conjuguer les efforts de tous les élus à œuvrer dans la même direction pour le mieux-être de la communauté, et ce, quelle que soit leur allégeance

– prêt à consulter et à associer la population et non des groupuscules à toute décision d’importance

– imputable au point de ne pas hésiter à déposer, avec le plus grand souci de transparence, le bilan annuel de ses réalisations et le résultat de l’évaluation de sa performance et de celle de son conseil, y compris de ce qui est à améliorer

Plus que tout autre, le premier magistrat se doit donc d’être à la hauteur des meilleures attentes citoyennes.

Pour les candidats à un poste de conseiller de quartier, quel serait alors le meilleur candidat? Il serait :

– doté du meilleur sens de responsabilité pour non seulement bien représenter les citoyens de son quartier, mais aussi qui, au moment de voter, saura également prendre en  compte l’intérêt général, et ce, quelle que soit la  bannière sous laquelle il aura été élu

– suffisamment motivé à prendre tout le temps requis pour bien étudier ses dossiers et se faire une opinion éclairée

– doté de l’indépendance nécessaire pour faire valoir ses opinions et les motiver publiquement, si elles allaient à contre-courant de celles exprimées par la majorité. Une  opposition positive et constructive ne peut être  nuisible au bien commun   

– prêt à assumer avec professionnalisme et dévouement, et dans la limite de ses compétences, les responsabilités qui pourraient lui être confiées. Ni les titres honorifiques ni les rôles de figurants ne devraient prendre place sur la scène montarvilloise

La contribution individuelle de tout conseiller municipal à l’intérêt général doit en être une de valeur ajoutée. Sinon, il ne mérite ni sa place ni sa rémunération.   

La possibilité que les neuf membres élus du prochain conseil n’appartiennent pas tous à la même bannière politique et que des indépendants fassent partie du groupe doit donc être sérieusement envisagée. Le cas échéant, le maire devra prouver ses talents de leader et de bon communicateur pour assurer le fonctionnement harmonieux du conseil et tirer avantage de l’utilisation des meilleurs talents disponibles.