Chronique jardinage : le tour du potager

Ces jours-ci, il règne une grande animation aux Jardins communautaires des parcs Duquet et des Cheminots.

Une collaboration de Line Marie Laurin,
des Jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand

Les jardiniers de Saint-Basile-le-Grand, qui plantaient et semaient au printemps, se sont transformés en cueilleurs du mois d’août. En effet, les parcelles composant ces jardins partagés regorgent de haricots, de poivrons, de piments et de tomates. Déjà les petits pois ont donné le meilleur de leurs fruits, les betteraves ont été récoltées, cuites et marinées, les laitues se sont retrouvées dans de merveilleuses salades-repas.

Depuis deux ou trois ans, la pandémie a inspiré à plusieurs de créer des jardins potagers à l’arrière de leur maison ou sur leur balcon. Mais les Jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand accueillent depuis plusieurs années des jardiniers amateurs. Certains en sont à leurs premières expériences, d’autres maîtrisent l’art du potager et agissent comme mentors auprès des débutants.

« Cet été, je ferai un jardin », chante Clémence Desrochers. Mais pourquoi faire un jardin quand tout se retrouve au supermarché, à l’épicerie bio, chez le maraîcher ou encore dans l’un des nombreux marchés locaux de plus en plus populaires au Québec?

Après tout, s’occuper d’un potager demande du temps, pas mal de temps. Semer, planter, tuteurer, sarcler, enlever les mauvaises herbes, amender, protéger contre les ravageurs, ramasser les ‘’bibittes’’ tôt le matin, regarder l’envers des feuilles à la recherches des larves affamées et, si nécessaire, prendre les grands moyens : savons noirs, eau de vaisselle, purin de feuilles de rhubarbe.

Et que dire de la récolte : trop de zucchinis, trop de haricots, des tomates à ne plus savoir quoi en faire…Mais on peut faire des cadeaux, si appréciés par la famille et les amis.

Un potager, ce n’est pas non plus une économie. Peut-être pourra-t-on ‘’rentrer dans son argent’’ en congelant les surplus, en mettant en pots les tomates, les cornichons, les betteraves et en transformant les fraises en confitures. Peut-être récoltera-t-on les semences pour l’année prochaine. On fera sûrement des échanges avec les autres jardiniers au printemps.

Faire son potager, et surtout faire un potager dans un jardin communautaire, c’est avant tout partager le plaisir de voir pousser ses légumes et fines herbes, c’est partager des trucs et des recettes éprouvées avec nos voisins jardiniers, c’est découvrir de nouveaux légumes, de nouvelles variétés, c’est partager les surplus de récoltes.

Faire un potager dans un des deux jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand, c’est se faire de nouveaux amis parmi une communauté tissée serrée.

Si vous ne connaissez pas les jardins communautaires des parcs Duquet et des Cheminots, venez nous visiter, nous nous ferons un plaisir de vous faire faire « le tour du jardin ».

À venir : le jardin d’automne