Chronique engagement environnemental : déchets en excès, négligence et inconscience
Il y a quelques années, je discutais avec mes amis durant la récréation à l’extérieur. Un de ceux-ci mâchait une gomme, et après quelques minutes, il l’a jetée sur le sol. Scandalisée, j’y ai trouvé à redire et sa réponse est encore gravée dans ma mémoire: « Pour une seule gomme, ce n’est pas si grave… » Je me suis acharnée, objectant que si tout le monde se disait cela pour chaque déchet mis au rebut par terre, il n’était pas surprenant que la Terre croule maintenant sous la pollution. Le problème est exponentiel. Autre anecdote: l’autre jour, je rentrais chez moi après être descendue de mon autobus au retour de l’école. Une jeune fille qui marchait juste devant moi avait à la main une bouteille d’eau en plastique. Quand elle eut fini de la boire, elle l’a lancée dans la neige à proximité, par terre, négligemment. Cela m’a amenée à me questionner. Les gens sont-ils réellement conscients de l’impact de leurs actions sur l’état de la planète?
Souvent, nous sommes portés à croire que nos actions n’auront pas ou peu de répercussions à long terme. Cependant, chaque déchet jeté par terre sans réfléchir représente une brique de plus dans le fort de détritus que nous avons bâti et bâtissons encore sur Terre. Parlons par exemple du littering, qui est le fait de se débarrasser de ses déchets dans la rue sans faire usage des poubelles ou conteneurs à sa disposition. Il est compréhensible de ne pas vouloir garder ses ordures sur soi, et plus simple de simplement s’en départir sur la voie publique. Malheureusement, comme je l’ai mentionné à quelques reprises dans mes chroniques précédentes, la » solution » la plus simple est rarement la plus saine, et a tendance à créer plus de problèmes qu’elle n’en règle. Par exemple, selon un article d’InfoHeist (article original en anglais), les détritus dont on aurait disposé sur la voie publique pourrait contaminer les cours d’eau à proximité, si il contient des substances chimiques. De plus, certains animaux sauvages peuvent confondre les ordures avec de la nourriture, et tenter de les ingérer. Beaucoup de ces animaux meurent étouffés, intoxiqués ou étranglés, un destin qui ne pourrait être plus évitable.
En conclusion, le littering peut conduire à des catastrophes, comme la contamination des cours d’eau ou l’intoxication d’animaux, aquatiques comme terrestres, ayant pris des ordures pour de la nourriture. Chaque personne est responsable de ses actes, mais doit aussi être consciente de ceux des autres, et de comment, par accumulation, ces actions peuvent nuire à autrui. Ce n’est pas compliqué de faire une différence: il suffit d’utiliser des contenants réutilisables, ou de trouver des infrastructures pour disposer de ses déchets et d’en faire usage!
