BMR pourrait cultiver son avenir à Saint-Bruno

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Par Frédéric Khalkhal
BMR pourrait cultiver son avenir à Saint-Bruno
Le siège du groupe BMR est actuellement à Boucherville. (Photo : Wikipédia)

L’annonce a été faite lors de la dernière séance du conseil municipal de Saint-Bruno-de-Montarville mardi soir. Le siège de BMR, basé à Boucherville, pourrait s’implanter à Saint-Bruno, mais rien n’est fait.

« J’ai déjà lu que BMR s’implanterait à Saint-Bruno, ce n’est pas tout à fait ça. C’est un projet sérieux, mais ce n’est pas la seule option, tient immédiatement à préciser Julie Crevier, directrice des communications de BMR au journal.

Mardi soir, la Ville de Saint-Bruno préparait le terrain à l’arrivée d’une entreprise comme BMR dans son Écoparc industriel en adoptant « une demande de modification réglementaire pour permettre la réalisation du projet du groupe Montoni dans l’ Écoparc industriel », pouvions-nous lire dans la résolution qui a été adoptée à l’unanimité.

L’Écoparc de Saint-Bruno n’est pas le seul endroit visé par l’entreprise pour rassembler ses activités aujourd’hui dispersées à Boucherville, Longueuil et auprès de plusieurs de ses sous-traitants.

« Cela fait depuis longtemps que nous avons cette volonté de nous regrouper sur un seul site. Notre objectif est d’optimiser nos opérations en centralisant nos activités », explique Mme Crevier qui voit à Saint-Bruno une possibilités de choix pour installer le siège sociale de l’entreprise qui pourrait quitter Boucherville.

« Nous avons pour l’instant plusieurs scénarios. Sur le plan géographique, dans un monde idéal, on ne s’éloignerait pas trop de Boucherville, peut-être même qu’on y resterait. » D’autre part, ce déménagement, s’il a lieu, n’entraînera pas la création d’emploi supplémentaire comme il était possible de le lire dans la résolution de la ville indiquant qu’il y aurait « la création de plus ou moins 500 emplois. » « Les emplois sont déjà occupés. Nous déplacerions notre personnel. Mais tout cela n’est pour l’instant qu’un projet embryonnaire comme je l’ai déjà indiqué. »

Le groupe Montoni, contacté par le journal, confirme qu’aucune entente n’a été passé avec BMR pour construire le bâtiment. « Nous sommes en pourparler et plusieurs sites sont sur la table », nous indique l’entreprise qui a aussi l’expertise de construire des serres sur toit.

Une serre encore plus embryonnaire
La conseillère du district 5, Isabelle Bérubé, dans son intervention au conseil municipal s’est félicitée d’accueillir « les plus grandes serres urbaines au Canada dans notre Écoparc. C’est tout à notre honneur d’accueillir ce projet. »

Cependant, si le projet de bâtir le siège social du BMR à Saint-Bruno est « embryonnaire », celui d’y voir une serre sur les toits l’est encore plus. « La construction d’un tel bâtiment nous permettrait d’implanter des serres sur les toits car cela fait partie de ce que nous aimons faire, mais ceci est encore plus embryonnaire. » Mme Crevier indique que la première étape sera de construire un nouveau bâtiment, si le projet devait aller de l’avant, qui pourrait accueillir des serres. « On nous dit que ce serait les plus grandes du Canada. Je ne peux pas vous confirmer la chose. »

Rappelons que les fermes Lufa ont construit en 2020, sur l’ancien centre d’appels du magasin Sears à Montréal, une serre urbaine sur toit de 15 200 m2 (163 800 pi2) dans l’arrondissement de Saint-Laurent, ce qui était considéré à l’époque comme la plus grande serre urbaine sur toit au monde. Le projet BMR déposé à Saint-Bruno, parle d’un bâtiment de 79 000 m2 (850 000 pi2). La serre sur toit serait ainsi plus de cinq fois plus grande.

Le souvenir de Jean Coutu
L’arrivée du siège social de BMR à Saint-Bruno, s’il devait se faire, rappelle l’implantation du siège social du groupe Jean Coutu qui avait choisi dans un premier temps Saint-Bruno-de-Montarville. L’entreprise s’était rétractée face au refus de la Ville d’avoir trop de camionnage dans son parc industriel. Le siège de Jean Coutu est aujourd’hui basé à Varennes.

L’investissement de BMR, s’il se concrétiserait, serait de 130 millions de dollars, mais il est a prévoir un camionnage d’environ 150 véhicules lourds quotidiennement au sein de l’Écoparc industriel. Cette caractéristique semble ne plus être problématique aujourd’hui pour la municipalité qui a voté la résolution à l’unanimité.

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