Bilan de campagne à Saint-Basile-le-Grand

Photo de Frank Rodi
Par Frank Rodi
Bilan de campagne à Saint-Basile-le-Grand
Le maire sortant, Yves Lessard, et le chef du Parti grandbasilois, Maurice Cantin, briguent tous les deux la mairie à Saint-Basile-le-Grand. (Photo : archives)

Qui sera le maire de Saint-Basile-le-Grand le 8 novembre prochain, au lendemain des élections municipales? Qui formera le nouveau conseil pour les quatre années à venir? Bilan de campagne.

Pour cette élection municipale sur le territoire de Saint-Basile-le-Grand, le Parti grandbasilois, mené par son chef Maurice Cantin, lutte contre un groupe de candidats indépendants, dont le maire sortant, Yves Lessard.

Il y a un an déjà, Maurice Cantin évoquait un Parti grandbasilois en période de restructuration, sans aucun élu au conseil, mais assurait qu’une équipe complète serait présentée pour le futur scrutin. Avant de devenir chef du parti à la suite du départ de Bernard Gagnon en 2017, M. Cantin était conseiller municipal.

Pour plusieurs, cette campagne s’est amorcée le 17 septembre puis se sera échelonnée sur une période d’un peu plus de sept semaines. Pour d’autres, elle s’est entamée dès l’annonce de leur retour.

Les candidats

Il y a six mois, en mars dernier, déjà le conseiller sortant Denis Vézina confirmait au journal Les Versants son intention de revenir pour un deuxième mandat. De son côté, le conseiller du district 5, Guy Lacroix, malgré ses convictions au sujet de la COVID-19 et le retrait de ses dossiers, ouvrait la porte à un éventuel retour.

Puis Maurice Cantin annonce, au début du mois de mai, qu’il briguera la mairie. Pour lui, c’est important de faire savoir aux citoyens qu’il y a une solution de rechange aux élus en place.

Le 2 juin, c’est au tour du maire sortant, Yves Lessard, de déclarer en primeur au journal qu’il sollicite un deuxième mandat. Avec l’arrivée des beaux jours, les annonces déboulent. Le Parti grandbasilois, surtout, accumule les nouveaux candidats. D’abord Pascale Bouchard dans le district 4. Olivier Cameron-Chevrier dans le district 6. Puis Jérôme Cauchon pour le 3. En moins de deux mois, le Parti grandbasilois se dote de trois nouveaux membres dans sa formation. Or, il est à noter que chacun d’entre eux fait ses premiers pas dans le domaine de la politique.

16

C’est le nombre de candidats qui se présentent à l’élection municipale de Saint-Basile-le-Grand.

À ce stade-ci du bilan, il est important de rappeler qu’à l’époque de leur élection, en 2017, les Richard Pelletier, Guy Lacroix et Émile Henri, ainsi que Denis Vézina, à la suite de sa victoire en élection partielle en 2019, ont, eux aussi, été introduits à la sphère de la politique.

Entre-temps, l’une des rares élues municipales (avec Josée LaForest et Yves Lessard) d’expérience au sein du conseil annonce la fin de sa vie politique. Line Marie Laurin, représentante du district 2, tire sa révérence.

Vers la fin du mois de septembre, alors que les élections fédérales sont du passé, les choses se précisent à Saint-Basile-le-Grand en vue de la campagne électorale. D’abord, la conseillère sortante du district 1, Josée LaForest, soutient qu’elle revient afin de défendre son poste.
Puis, le Parti grandbasilois complète son équipe avec l’annonce de trois autres candidats : Laurie Line Lallemand (district 1), Marc-André Lacroix (district 2) ainsi qu’André Métivier (district 5).

Enfin, lorsque l’élu Richard Pelletier partage avec le journal les raisons qui le poussent à ne pas solliciter de second mandat, et que le départ d’Émile Henri, conseiller du district 6, devient officiel, cinq autres candidats, tous indépendants, s’annoncent. Martin Leprohon dans le district 2, Kim Méthot au sein du district 4, Paul Belzile dans le district 5, François Poisson ainsi que Sarah Saïdi pour le district 6, se lancent dans la course au scrutin du 7 novembre.

À Saint-Basile-le-Grand, l’arrivée de ces derniers noms dans la campagne électorale porte le compte à 16 candidats officiels, dont deux au poste de premier magistrat, en vue des élections municipales. Or, rappelons que le Parti grandbasilois est le seul parti enregistré au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour la Ville.

Les luttes

Seuls deux candidats briguent la mairie pour ce vote, Yves Lessard et Maurice Cantin. Dans les districts 1, 2, 3 et 4, des luttes à deux sont en place. Sur les bulletins de vote, les choix à cocher respectivement seront Josée LaForest ou Laurie Line Lallemand; Marc-André Lacroix ou Martin Leprohon; Denis Vézina ou Jérôme Cauchon; Kim Méthot ou Pascale Bouchard. Seuls les districts 5 et 6 proposent trois candidats. Les citoyens devront élire Guy Lacroix, Paul Belzile ou André Métivier; François Poisson, Sarah Saïdi ou encore Olivier Cameron-Chevrier.

Avec les candidatures de Josée LaForest et de Laurie Line Lallemand dans le 1, puis de Kim Méthot et de Pascale Bouchard dans le 4, les Grandbasilois sont assurés d’avoir au moins deux femmes au conseil municipal le 8 novembre prochain. Celui-ci atteindra-t-il la parité pour la première fois depuis le départ de Valérie Sirois, en novembre 2018?

Au cours de cette campagne, certains ont remis en question « l’indépendance » des candidats indépendants. François Poisson, par exemple, se targue d’être l’unique véritable candidat indépendant du district 6, et se réclame d’aucun parti politique ou d’aucune allégeance à un « chef de parti » indépendant. Ici, il cible et Sarah Saïdi et Yves Lessard. Lors de son entrevue avec Les Versants, Maurice Cantin a aussi remis en cause la vision des indépendants, se demandant si chacun des candidats avait son propre programme pour le quartier auquel il se présente.

Sur les réseaux sociaux

Le Parti grandbasilois a mené une campagne sur les réseaux sociaux, et ce, dès le 23 juillet. Il a profité de cette tribune pour présenter ses candidats et engagements. Quelques indépendants ont aussi joint les réseaux sociaux. C’est le cas de Sarah Saïdi, Martin Leprohon, Guy Lacroix et Yves Lessard.

Saint-Basile n’est pas Saint-Bruno-de-Montarville. Il n’y a pas eu de climat malsain au sein du conseil municipal sortant au cours des quatre dernières années. Puis au cours de cette campagne, tout le monde s’est tenu loin des controverses. Maintenant, quoi penser du projet Saint-Basile-sur-le-Parc de Messier & Savard? Bien que réalité, le dossier portera-t-il ombrage aux candidats du conseil sortant ou sera-t-il un tremplin pour l’élection d’un parti qui se dit contre le projet dans sa forme actuelle…?

Enjeux

À la suite des entrevues réalisées avec tous les candidats de Saint-Basile-le-Grand, force est de constater que la sécurité est l’enjeu majeur sur le territoire. Le dossier est revenu dans tous les entretiens. La sécurité aux abords de la route 116 et de ses traverses aux feux de circulation, la sécurité des piétons et des cyclistes, la sécurité des enfants autour des écoles primaires, la sécurité dans les rues de quartier. Le parc canin demeure un engagement pour plusieurs. Le projet fait partie des promesses du Parti grandbasilois et, à nouveau, des engagements de M. Lessard. Des candidats en ont aussi parlé, rappelant que le dossier n’avait pas avancé depuis les quatre dernières années. Le développement, ou pas, du secteur sud-ouest près de la gare, demeure aussi sur les lèvres de plusieurs. Enfin, l’offre de services au parc de la Seigneurie est un enjeu en soi, à la lumière des discussions avec quelques candidats, de même que l’état des finances de la Ville et l’avis d’imposition des citoyens, le soutien financier accordé à la Maison des jeunes La Butte, et la réfection des infrastructures, du moins la suite, puisque le plan est déjà en branle depuis quelques années.

La suite, après le 7 novembre…

QUESTION AUX LECTEURS :

Pour qui voterez-vous le 7 novembre prochain à Saint-Basile-le-Grand?

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires