Problème de stationnement proche du parc national

Par Gabriel Provost
Problème de stationnement proche du parc national
Des voitures stationnées près du parc Tailhandier, à Saint-Bruno-de-Montarville, un parc adjacent au parc national. (Photo: Gabriel Provost)

Les citoyens habitant aux abords du parc national du Mont-Saint-Bruno n’auront bientôt peut-être plus de problème avec les visiteurs qui stationnent leurs véhicules dans leurs rues : le sujet devrait être abordé par la ville au prochain conseil municipal.

Selon nos sources la solution qui sera apportée à ce problème serait semblable à ce qui se fait déjà pour les rues Montpellier et François P.-Bruneau, soit des panneaux mentionnant l’interdiction de stationnement durant certaines heures du jour, avec la nécessité de détenir une vignette pour pouvoir se stationner durant cette période.

Elles indiquent que le « comité circulation travaille actuellement à résoudre le problème et va présenter des solutions au conseil municipal. » Toutefois, avant que tout soit réglé, « un projet pilote [est] envisagé », ce qui implique que des changements pourront être effectués après son adoption et selon les commentaires de la population.

Un parc victime de son succès

Si la Ville en est rendue au point d’aborder la question du stationnement du parc national à son conseil municipal, c’est que ce dernier est victime de son succès. Les restrictions liées à la COVID-19 ont diminué la variété des sorties que peuvent effectuer les citoyens en zone rouge. Ainsi, des visiteurs de toute la région entourant le Mont-Saint-Bruno viennent y passer une partie de leur journée durant la fin de semaine. Ce genre de journée fait le bonheur de la plupart des visiteurs, mais pas celui des citoyens habitant autour du parc.

Plutôt que de se stationner à l’entrée principale, située sur le rang des Vingt-Cinq, près de la station de ski alpin, des visiteurs choisissent d’aller dans les quartiers résidentiels où se trouvent les différentes entrées du parc. Cela empêche les citoyens « de sortir de chez eux et le volume de voitures qui passent dans ces rues résidentielles rend le tout moins sécuritaire et empêche les enfants de jouer dans la rue », dit Ludovic Grisé Farand, conseiller du district 4. La conseillère municipale du district 6 de Saint-Bruno, Marilou Alarie, a rappelé qu’il était important de régler le problème lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 23 mars dernier.

Son district regroupe certaines rues où la problématique est déjà réglée. « Les rues Montpellier et François P.-Bruneau ont des interdictions de stationnement et il faut des vignettes pour s’y stationner dans les heures interdites », dit Mme Alarie. « Cependant, pour la rue de la Bruère, qui est adjacente au parc Tailhandier, lui-même collé au parc national, les citoyens ont envoyé une pétition en janvier dernier pour une intervention de la ville. »

Assez de places?

Questionnée à savoir si le stationnement est suffisant près de l’entrée principale du parc national, soit sur le rang des Vingt-Cinq, Marilou Alarie, qui représente Saint-Bruno à la table d’harmonisation de la SÉPAQ, indique que la problématique ne se trouve pas là. « Le stationnement est suffisant et il y a même un stationnement B au cas où beaucoup de visiteurs se présenteraient la même journée », dit Mme Alarie.

Le directeur du parc national du Mont-Saint-Bruno, Cédric Landuydt, indique de son côté que la problématique touche surtout les résidents des secteurs en bordure du parc, mais que les clients qui choisissent de se stationner dans ces quartiers afin d’éviter de payer leur droit d’entrée causent des problèmes pour la SÉPAQ. « Des pancartes avec des indications claires quant au fait que chaque client doit avoir un un accès valide pour le parc sont installées à chacune des entrées », dit M. Landuydt. « Les contrevenants ne peuvent pas dire qu’ils n’étaient pas au courant et s’ils se font prendre par les autorités du parc, ils recevront une amende. »

2 millions en travaux

Les installations de l’entrée principale sont présentement en travaux afin que la fluidité soit plus grande lorsque les visiteurs arrivent sur le site. « Nous avons investi 2 millions de dollars pour la construction de nouvelles infrastructures d’accueil. Quand on a 1000 véhicules qui arrivent en même temps à l’hiver, ça crée un goulot. Donc on a complètement changé la configuration pour éviter cela. » M. Landuydt estime que ces travaux, qui ont débuté à l’automne dernier, devraient prendre fin au cours des prochaines semaines.

Question aux lecteurs: Que pensez-vous de la problématique de stationnement au parc national du mont Saint-Bruno?

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