Bas niveaux dans les cours d’eau au début juillet

Par Gabriel Provost
Bas niveaux dans les cours d’eau au début juillet
Les cours d'eau du parc national du Mont-Bruno étaient à des niveaux si bas qu'il était difficile de voir l'eau à l'endroit où elle était censée être. (Photo: Gabriel Provost)

Marcher au parc national du Mont-Bruno implique notamment de jeter un coup d’œil aux cours d’eau qui alimentent le réseau de la montagne: cette année a cependant fait place à une grande sécheresse.

Sur les affiches brunes à l’écriture jaune, il est possible de lire les noms des différents lieux d’importance dans le parc national, situé au cœur de la montagne. Plusieurs de ces lieux sont des cours d’eau. 

Mais s’il fallait se fier aux écriteaux pour connaître le nom des étendues d’eau qui se présentaient sous nos yeux, il faut désormais chercher les dernières traces de l’eau, qui est très rare cette année. 

C’est ainsi qu’à l’endroit identifié comme le Ruisseau à la tortue, il y a des herbes verdoyantes, mais pas de présence d’eau. De l’autre côté du Lac Seigneurial, le Ruisseau Seigneurial Nord est désormais une étendue de terre humide, avec quelques filets d’eau qui coulent, mais rien de plus. S’il en est ainsi, c’est notamment à cause des faibles quantités de précipitations qui sont tombées sur le sud de la province depuis le printemps. 

« Il est possible que certaines régions aient un petit peu de temps sec, mais ce ne sera plus aussi étendu que ce l’était il y a quelques semaines. »

-Simon Legault

Temps chaud et sec

Le mois de juin dans la région de Montréal a été aussi chaud qu’en 2005, année qui détient toujours le record.  Deux périodes de canicule ont eu lieu, amenant avec elles des températures de plus de 30 degrés celsius avec le facteur humidex pour 20 jours durant le mois, dont 7 où il faisait plus de 40 degrés en calculant l’humidité. 

Selon le météorologue d’Environnement et changement climatique Canada, Simon Legault, les précipitations ont été plus faibles que la moyenne pour le printemps et le début de l’été 2021. « On peut dire qu’il y a eu moins de précipitations pendant un certain temps. Dernièrement ça s’est redressé, dont une certaine partie du mois de juin », dit-il. « On a eu des précipitations pas si mal pour la fin juin début juin. Avant ça on a eu des mois d’avril, mai et le début juin qui étaient passablement secs. » 

Plus fréquent à l’avenir

L’expert est d’avis que ce type de situation risque d’arriver davantage à l’avenir avec les changements climatiques, et ce, même si la quantité de précipitations qui devraient tomber sur des régions comme le Québec risque d’augmenter au courant des années.  « On s’attend à ce qu’il y ait des événements de pluie plus importants mais en même temps on s’attend à ce que la sécheresse frappe plus fort qu’elle ne l‘est présentement. »

Toutefois, le météorologue croit qu’avec les prévisions annoncées pour le mois de juillet, la situation devrait se redresser que les choses seront plus normales. « Ça devrait être assez proche des normales. Il n‘y a plus vraiment de danger de sécheresse pour la majeure partie du territoire. Il est possible que certaines régions aient un petit peu de temps sec, mais ce ne sera plus aussi étendu que ce l’était il y a quelques semaines. »

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