Aucune chance à prendre avec le cancer de la prostate

Aucune chance à prendre avec le cancer de la prostate

Qu’ont en commun le légendaire Maurice « Rocket » Richard, l’ancien premier ministre du Canada Pierre Elliot Trudeau, l’acteur américain Robert De Niro et l’ancien entraîneur en chef des Alouettes de Montréal Marv Levy? Ils ont tous été atteints du cancer de la prostate; certains en sont décédés, alors que d’autres sont en rémission. Depuis quelques années, les hommes semblent être moins gênés de parler du cancer; réalité qui plaît de plus en plus aux professionnels de la santé, même s’il reste encore des efforts à faire…

Selon la Société canadienne du cancer (SCC), le cancer de la prostate est le type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiens; il s’agit également de la troisième cause de mortalité par cancer en importance chez les hommes, après ceux du poumon et du colorectal.

Actuellement, aucune cause principale n’a été détectée pour justifier l’apparition de ce cancer. Néanmoins, l’Encyclopédie canadienne du cancer de la SCC répertorie quelques signes et symptômes pouvant être reliés au cancer de la prostate : un besoin fréquent d’uriner (en particulier la nuit), une incapacité d’uriner, une sensation de brûlure ou de douleur lors de la miction, la présence de sang dans l’urine ou le sperme, ou une éjaculation douloureuse en font partie. Parmi les indices tardifs, qui surviennent au fur et à mesure que la tumeur grossit ou se propage, l’on retrouve : une douleur osseuse (dos, hanches, cuisses ou cou), une perte de poids, une perte du contrôle de la vessie ou de l’intestin, et autres.

Tendances et facteurs

Dans l’ensemble, l’incidence du cancer de la prostate aurait connu une augmentation depuis 1980, probablement en raison d’une intensification du dépistage précoce ou de possibles modifications des facteurs de risque. Mais, selon la SCC, les taux de mortalité ont augmenté beaucoup plus lentement au cours de la même période et ont commencé à fléchir au milieu des années 90.

Certains facteurs pouvant accroître le risque de développer la maladie ne sont toutefois pas à négliger : l’âge (plus de 65 ans), les antécédents familiaux de cancer de la prostate, et les ancêtres d’origine africaine. Des recherches seraient présentement en cours pour déterminer si un régime alimentaire riche en matières grasses, une exposition professionnelle à un métal appelé cadmium et un apport élevé en calcium pourraient aussi être en cause.

Tests de dépistage

Le toucher rectal et l’analyse de l’APS sont les deux tests de dépistage recommandés par les médecins. Le premier est l’examen physique de la prostate par le rectum, qui permet au professionnel de palper l’organe afin de détecter toute masse ou anomalie. L’analyse de l’APS est, quant à elle, un test sanguin permettant de mesurer la concentration de l’antigène prostatique spécifique, une substance produite par la prostate.

La SCC informe cependant qu’aucun test de détection du cancer n’est précis à 100 %. Par contre, ces deux techniques combinées donnent de meilleurs résultats que chacune effectuée seule. Si un problème est constaté, d’autres analyses permettront de déterminer s’il s’agit bel et bien d’un cancer ou d’un autre problème de santé. Les médecins recommanderont alors d’effectuer un suivi du taux d’APS, de faire une échographie transrectale et une biopsie de la prostate.

Quelques statistiques

·      En 2011, il y aura plus de diagnostics de cancer de la prostate (estimés à 25 500) que de cancer du sein.

·      En moyenne, 11 Canadiens meurent du cancer de la prostate tous les jours.

·      Chaque jour, 70 Canadiens reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate.

·      Un homme sur sept recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie.

·      Le cancer des testicules est le cancer le plus courant chez les jeunes hommes de 15 à 29 ans au Canada.

·      Le cancer de la prostate représente 10 % des décès et 27 % de tous les nouveaux cas de cancer chez les hommes.

·      Plus de 90 % des cas de cancer de la prostate se guérissent s’ils sont dépistés et traités dès les premiers stades.

·      Le taux de survie de 5 ans a augmenté de 1 % entre 2004 et 2006. Il se situe depuis à 96 %.

 (Sources: Movember Canada, Société canadienne du cancer)

 

Le site Internet de la Société canadienne du cancer (www.cancer.ca) détient beaucoup d’information sur le sujet. L’organisme Cancer de la Prostate Canada (www.prostatecancer.ca) et le mouvement Movember (ca.movember.com) sont aussi très actifs ce mois-ci, novembre étant le mois consacré à la sensibilisation au cancer de la prostate.

Autre texte à lire dans ce dossier: « Parler du cancer de la prostate, c’est régler une partie du problème, du moins, c’est apporter un baume sur les plaies. »

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