Amies dans la vie, adversaires au rugby

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Par Frank Rodi
Amies dans la vie, adversaires au rugby
(Photo : Courtoisie )

Finale régionale de rugby

Les Pionniers de l’École secondaire Polybel ont remporté la finale régionale de rugby face à l’École secondaire Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, le 4 novembre dernier.
Mais au-delà du résultat sportif de ce match, qui s’est terminé 23 à 0 en faveur de la Polybel, existe aussi une histoire d’amitié entre deux jeunes athlètes de Saint-Bruno-de-Montarville.
En effet, Mégan Bergeron et Roselyne Houde, deux amies dans la vie, assistantes de programme, patineuses au Club de patinage artistique Saint-Bruno depuis plusieurs années et résidantes montarvilloises, sont devenues des rivales le temps d’une campagne de rugby de niveau juvénile du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), section Montérégie.
Mégan s’est illustrée au poste de bloqueuse pour l’équipe de rugby de l’École secondaire Saint-Joseph alors que Roselyne s’est distinguée comme porteuse de ballon avec les Pionniers de Polybel. Les deux filles se sont affrontées à quelques reprises durant l’automne. Le 4 novembre, leur formation respective se disputaient la finale régionale de leur discipline à Saint-Hyacinthe.

Histoire d’amitié

« Avant le début des matchs, on est toutes énervées et nerveuses, raconte Mégan Bergeron. C’est certain qu’on pense à notre amie et on ne veut pas la blesser, mais une fois sur le terrain, on se concentre et on oublie tout ce qui est à l’extérieur. De plus, toute notre énergie est dévouée à notre partie. »
Des propos qui rejoignent ceux de Roselyne Houde, qui répond au journal Les Versants :« Avant les parties, on est toutes excitées, mais on a quand même un peu peur de faire mal à son amie. Sur le terrain, on est trop concentrées pour y penser. Mais c’est plaisant de voir quelqu’un qu’on connait dans cette nouvelle aventure! »

« C’est un bel accomplissement! Je n’aurais jamais cru jouer un jour au rugby, ni me rendre si loin en gagnant l’or! » – Roselyne Houde

Quand on leur fait remarquer qu’il y a une différence entre le rugby et le patinage artistique, Mégan souligne qu’elle pratique plusieurs sports individuels, comme le patin, un « sport plus délicat et plus gracieux ». Elle poursuit : « J’ai toujours voulu faire un sport avec plus de contacts. Le rugby est l’idéal. L’esprit d’équipe qu’on y retrouve est extraordinaire! C’est comme une deuxième famille. »
Roselyne note qu’elle apprécie les sports d’équipe, dont le rugby, qui en est un. Pour elle, c’est un nouveau défi. « Ça change du patin, qui est individuel. Le contact au rugby, le plaquage, c’est nouveau, c’est excitant! »

Sur le terrain

En guise de bloqueuse de son club, Mégan joue un rôle à la défensive. Elle bloque les adversaires en les plaquant au sol à l’aide d’un contact. « Il arrive que j’aie le ballon pour aller marquer un essai. Mon atout est d’être une fille robuste et déterminée. On m’appelle “ The Destroyer ” », observe-t-elle.
Son amie Roselyne ajoute : « Dans l’équipe, je suis la fille à qui on envoie le ballon. Par la suite, je cours avec celui-ci pour aller marquer des points. » Il arrive que la porteuse de ballon plaque ou rattrape les opposants qui essaient de marquer. Sa force principale est la course sur le terrain. « On m’appelle la gazelle. »
Le journal souhaitait savoir pourquoi ces patineuses de Saint-Bruno-de-Montarville ne poursuivaient pas leurs études dans leur patelin. Mégan s’est inscrite à l’École Saint-Joseph pour les différents programmes offerts tels l’aide à la réussite et les programmes de sports diversifiés.
Quant à Roselyne, son choix s’est arrêté sur la Polybel en raison d’un programme de concentration d’anglais. « J’ai davantage de cours d’anglais et j’ai participé à des voyages en anglais. »
Pour la petite histoire sportive, les Pionniers ont remporté la médaille d’or lors de cette finale régionale de rugby. L’argent a été remis à l’École secondaire de Saint-Joseph. Notons que Mégan Bergeron a bien joué comme bloqueuse de son équipe, et que Roselyne Houde a marqué cinq essais lors des deux parties principales de ces séries éliminatoires (trois en demi-finale et deux en finale). « C’est un bel accomplissement!, lance Roselyne. Je n’aurais jamais cru jouer un jour au rugby, ni me rendre si loin en gagnant l’or! »
Pour sa part, Mégan Bergeron parle d’une fierté et d’une réussite pour sa première saison au rugby.
QUESTION AUX LECTEURS :
Saviez-vous que le rugby se pratique dans des écoles de la région?

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