Alexandre Dumouchel se souvient

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Par Frank Rodi
Alexandre Dumouchel se souvient
L’Association de basketball de Saint-Bruno fêtera ses 50 ans en 2020. (Photo : archives)

Cinquante ans de basketball à Saint-Bruno-de-Montarville

En 2020, l’Association de basketball de Saint-Bruno-de-Montarville soulignera son 50e anniversaire.

L’Association de basketball des Cougars de Saint-Bruno-de-Montarville soufflera ses 50 bougies en 2020. Dès janvier, des activités souligneront l’événement tout au long de la saison, nous a confirmé le président des Cougars de Saint-Bruno, Pierre J. Labelle.

Les débuts

Tout a commencé il y a presque 50 ans. C’est Gary Keating, le premier, et son ami Brian Patterson, qui fondent l’Association de basketball de Saint-Bruno (ABSB). C’était à l’automne 1970. M. Keating souhaitait que son fils Ken puisse pratiquer le ballon-panier avec ses copains. Depuis cette époque, des milliers d’enfants et plusieurs familles ont continué à développer la vie de l’organisation en tant qu’athlètes, entraîneurs, officiels mineurs, gérants et bénévoles.

« Je me souviens de mes débuts avec les Blue Deamons de Saint-Bruno, il y a 30 ans. » – Alexandre Dumouchel

À l’approche de ce 50e anniversaire, le directeur du recrutement de l’organisation, Alexandre Dumouchel, s’est rappelé ses débuts, il y a 30 ans. « Je me souviens de mes débuts avec les Blue Deamons de Saint-Bruno, il y a 30 ans, raconte Alexandre Dumouchel. Oui, il y a eu une autre appellation aux Cougars. »

Selon lui, il avait 11 ou 12 ans lorsque le nom fut changé, des Blue Deamons aux Cougars. « Lors des premières années de l’Association de basketball, la communauté anglophone de Saint-Bruno était très impliquée dans le football et le basketball. Sauf erreur, le nom fut changé pour que ça sonne un peu plus “bilingue” », de mentionner Alexandre Dumouchel.

Celui qui est aussi entraîneur pour les filles au sein des Cougars compare les deux époques, celle où il était en action sur le terrain, et celle où il s’implique bénévolement.

Une offre sportive différente

« À l’époque, l’offre sportive et de divertissement n’était pas aussi exhaustive qu’aujourd’hui. Nos choix se limitaient pas mal entre le hockey, le football, le soccer le baseball, le ski et le basket! », dit-il.

Depuis quelques années, l’offre sportive a littéralement explosé. Karaté, natation, gymnastique, trampoline, judo, danse, golf, yoga, patinage artistique… Les possibilités sont grandes et d’après M. Dumouchel, la compétition entre les différentes organisations sportives pour attirer un même bassin de jeunes se montre féroce. Il précise : « Par exemple, dans ma jeunesse, le soccer se jouait uniquement l’été, et maintenant, on le pratique à longueur d’année! »

Basket civil contre basket scolaire

Dans sa comparaison des époques, le directeur du recrutement des Cougars ne manque pas d’aborder le basketball scolaire, qui vient gruger des inscriptions au basketball civil. Selon lui, plusieurs écoles secondaires offrent du sport-études, ou du moins, un volet sportif, et ce, depuis quelques années déjà. « Le basketball n’y échappe pas, constate Alexandre Dumouchel. Par le passé, le basketball civil n’avait pas à se “battre” contre les programmes scolaires. Assurément, ça nous coupe l’accès à un certain [bassin] de joueurs. Le nombre n’a pas vraiment diminué, par contre les joueurs sont répartis à travers différents programmes scolaires. » À titre d’exemple, l’organisation du Blizzard de l’École secondaire du Mont-Bruno proposait trois formations de basketball la saison dernière.

Pour sa part, M. Dumouchel évoque le cas de la municipalité de Boucherville, qui offre cette discipline uniquement pour les catégories novice et mini. La majorité des joueurs plus âgés se dirige dans des concentrations sportives du secondaire. « Depuis longtemps, les gens ont tout simplement arrêté de lutter contre le système, de se battre continuellement pour trouver des joueurs », poursuit le représentant des Cougars.

Nostalgique d’une certaine époque, Alexandre Dumouchel rappelle qu’il fut un temps, à l’Association de basketball de Saint-Bruno, où tous les niveaux masculins avaient leurs équipes AA et AAA, alors que les catégories féminines avaient au moins un club, du novice au juvénile. Ce qui permettait à l’organisme sportif de présenter 15 à 20 clubs, soit entre 160 et 200 joueurs compétitifs, et 400 à 500 au total en calculant les membres du récréatif. « Pour donner une idée, dans ce temps-là, les dimanches à l’école secondaire, il y avait du basket civil compétitif de 8 h 30 le matin à 18 h le soir, et ce, dans les trois gymnases! Je rêve de retourner à une époque aussi prospère pour le basket à Saint-Bruno, mais la réalité a bien changé avec les années… » En effet, pour cette saison, un troisième groupe de filles fait en sorte que le total d’équipes compétitives proposées par l’organisme montarvillois a grimpé à neuf.

Hommage aux bâtisseurs

Enfin, Alexandre Dumouchel rend hommage à ses prédécesseurs et à ceux qui ont bâti l’Association de basketball de Saint-Bruno. « Étant l’une des plus anciennes associations de basketball de la province, nous avons toujours cru important d’offrir ce basketball civil. Ne serait-ce que pour honorer tout le travail fait par les fondateurs et ceux qui ont pris la relève au fil du temps de cette association. » Sans tous les nommer, il pense aux deux fondateurs, Brian Patterson et Gary Keating, ainsi qu’Andy Thomas et ses enfants, Michel Ménard, Pierre Gillepsie-Kerr, J-P Diegez, Jean-Pierre Fournier, Pierre Labelle… Il a aussi une pensée pour des entraîneurs bénévoles de plusieurs années, « qui s’impliquent toujours par passion », tels que Pierre Gillepsie-Kerr, Jorge Ross et J-P Diegez. « Même si leurs enfants ne jouent plus, ils sont toujours tout aussi dévoués auprès des jeunes. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous connu le passé des Cougars de Saint-Bruno?

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