Vivre un deuil le plus sereinement possible

 
Perdre un être cher est une épreuve qui est parfois difficile à surmonter. Heureusement, des intervenants existent pour aider les endeuillés à traverser cette étape de la vie.
Tous les intervenants s’entendent pour dire que le deuil est une étape difficile, mais essentielle, après la mort d’un proche. Chaque personne vivra différemment son deuil. Toutefois, les étapes sont similaires.
La première d’entre elles est celle du choc lorsque la mort est soudaine, dramatique et/ou inattendue. Chantal David, travailleuse sociale, indique que dans ce type de décès, la période de choc et parfois même, de déni, sera à l’occasion longue. « Souvent, la personne endeuillée a besoin de repenser à tout ce qui est arrivé. La mort va être niée plus longtemps. La personne espère toujours revoir la personne décédée. Elle pense que cela n’était qu’un mauvais rêve. »
Une fois le choc passé, la personne endeuillée peut entrer dans une période de détresse émotive où la peine, le sentiment d’injustice, la frustration, voire la colère ou la rage, vont alterner. « Ces sentiments sont normaux et permettent à la personne d’intégrer petit à petit le deuil. Cela permettra à la période d’acceptation de s’installer tranquillement. »

« Normalement, un deuil va durer une bonne année. » – Chantal David

Un deuil normal s’étendra normalement sur une période d’un an. « Tout au long de cette période, la personne endeuillée ressentira des émotions lorsqu’elle pense ou parle de la personne décédée. Naturellement, au cours de cette année, elle aura vu s’espacer les moments de peine ou de détresse. »
Par contre, après un an, si la douleur demeure aussi présente et aussi fréquente, s’il y a des aspects de la mort qui demeurent inacceptés pour l’endeuillé, cela peut devenir un deuil complexe. « Il est alors important de consulter pour que la personne puisse vraiment se délivrer d’un ou plusieurs aspects de l’événement autour de la mort, par exemple, la culpabilité, la vision d’une mort dramatique ou le sentiment d’injustice. »
L’intervenante poursuit en indiquant qu’il est normal et essentiel de vivre un deuil après le décès d’un proche et qu’une personne qui se coupe de ses émotions pour se protéger de la douleur du deuil ne fait que reporter ces étapes à plus tard. « Elle risque alors de vivre des complications émotionnelles relationnelles et même physiques. »
Groupes pour endeuillés
Des activités d’accompagnement et de soutien pour personnes endeuillées existent depuis une quinzaine d’années pour les gens de la région, dont ceux de Saint-Bruno, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie. Les rencontres mensuelles qui sont offertes gratuitement rejoignent plusieurs personnes de différentes régions.
Vivre la première année sans toi est un groupe de partage, pour ceux et celles qui vivent un deuil récent ou non et qui aimeraient échanger avec d’autres personnes. On y trouve l’espace chaleureux d’échange et d’écoute qui favorise l’accueil, la compréhension et l’acceptation du processus. Ces groupes animés par Angèle Valiquette, thérapeute spécialisée, sont offerts gratuitement tous les premiers mercredis du mois, de 19 h à 21 h, à la chapelle du Foyer Saint-Antoine située au 150, rue Grant, à Longueuil.