Vivre la rentrée le plus sereinement possible
La rentrée scolaire 2015 s’annonce particulièrement houleuse avec les moyens de pression et les menaces de grèves effectués par de nombreux membres du personnel des écoles publiques pour dénoncer les coupes budgétaires et la surcharge de travail imposées par le gouvernement. Cette situation affectera à coup sûr les enfants les plus anxieux. D’où l’importance que les parents se fassent le plus rassurants possible, soutient la travailleuse sociale Chantal David.
Celle-ci explique que la rentrée scolaire en elle-même est une cause de stress pour plusieurs enfants. Le contexte de cette année risque d’empirer les choses. «La façon dont les parents gèreront la situation aura un impact certain sur le stress des enfants», assure-t-elle. Elle explique qu’il sera important que les parents parlent de la situation à leurs enfants en étant le plus neutres et réalistes possible. «Dans de tels cas, il est essentiel de ne dénigrer aucune des partie en cause. Il faut plutôt se montrer rassurant et faire comprendre que les adultes finiront par trouver une solution à ce conflit.»
Les stress habituels
Outre la situation particulière de la rentrée 2015, cette étape de l‘année cause toujours du stress chez plusieurs enfants qui se voient confrontés à des défis d’apprentissage ainsi qu’au développement d’habiletés sociales telles que se faire des amis, gérer les conflits, etc. Chantal David souligne que les exigences des certains parents face au rendement scolaire peuvent être facteurs d’anxiété. «Malheureusement, beaucoup de parents prennent tellement à cœur la réussite scolaire de leur enfant qu’ils deviennent très exigeants. Plus l’enfant aura des pressions, plus il vivra de stress.» Elle soutient que les enfants qui vivent des échecs scolaires vivent aussi un bon niveau de stress. «Ceux-ci développent une anxiété et, devant la déception des adultes, peuvent appréhender la simple ouverture d’un cahier ou d’un livre.» Parmi les autres facteurs de stress à considérer : les relations des enfants avec leurs pairs, les examens et tests réguliers ou le changement d’école.
Pour Chantal David, la meilleure façon de différencier le stress normal du stress inhabituel est de remarquer l’intensité et la fréquence des manifestations chez l’enfant. «Un stress normal suscitera la motivation chez l’enfant. Par contre, un stress malsain et nuisible paralysera l’enfant et lui fera vivre d’importants malaises», précise-t-elle. Un enfant stressé se reconnait par des agissements différents. Il peut être plus retiré, renfermé, maussade, triste ou encore plus agressif et impulsif. «Il a souvent des symptômes physiques comme les maux de ventre, de tête, des mains moites, des tremblements, des nausées, des pertes d’appétit ou encore l’inverse, difficultés à dormir, cauchemars, agitation motrice pour d’autres, etc.»
Pour aider les enfants à vivre le mieux possible leur année scolaire, la travailleuse sociale explique qu’il est important que les parents soient accueillants et prêts à réviser leurs exigences. « Soyez accueillants! Ne jugez pas ce que l’enfant ressent et ses crainte. Recevez ce qu’il vous dit et un simple reflet pourrait bien lui laisser l’espace pour vivre son émotion et penser à des solutions par la suite.» Développer une bonne relation avec le professeur est aussi toujours de mise.


