Vives réactions aux coupes dans AccèsLogis

Le Comité logement Rive-Sud s’oppose aux coupes dans AccèsLogis

et revendique l’abolition du projet de loi 70.

Tout comme le Comité logement Beauharnois et la Maison La Virevolte, le Comité logement Rive-Sud a récemment rencontré le député libéral Stéphane Billette avec une trentaine de membres lors d’une visite-surprise à son bureau de la circonscription de Huntingdon pour dénoncer au whip en chef les conséquences des coupes que son gouvernement maintient depuis plusieurs années dans le programme AccèsLogis. « Dans le budget 2016-2017, les investissements dans le logement social ne sont que miettes comparativement aux besoins exprimés, puisque le nombre de projets soutenus est maintenu à 1500 unités », soutient Marco A. Monzon, organisateur communautaire à Comité logement Rive-Sud.

Il y a quelques semaines, celui-ci déclarait au journal Les Versants qu’à Saint-Bruno-de-Montarville, 15,3 % des ménages ont des besoins impérieux d’avoir accès à des logements et que pour l’ensemble de l’agglomération de Longueuil, ce sont 21,5 % des ménages qui ont de tels besoins.

Lors de leur visite au député, les membres de ces organismes ont pu se livrer à un vibrant plaidoyer sur la situation inacceptable du financement pour de nouveaux logements sociaux. « Trois personnes ont témoigné de leur situation de mal-logées et de leurs préoccupations face à l’impact des nombreuses coupes des libéraux. »

La première militante a soutenu que « le gouvernement devrait plutôt s’attarder à la lutte contre la pauvreté et non contre les pauvres ». Ensuite, un militant a exprimé son besoin impérieux de logement : « En 2011, j’ai fait une demande pour un HLM. Aujourd’hui, en 2016, je suis toujours sur la liste d’attente, et cela provoque un stress physique et psychologique intense. » Un dernier témoignage remet les pendules à l’heure : « Si je n’avais pas un logement social, je n’aurais pas les moyens de me payer un appartement dans le marché privé, je serais à la rue. »

Par la même occasion, les personnes présentes ont également répondu à l’appel de la Coalition Objectif Dignité pour dénoncer les conséquences néfastes du projet de loi 70 sur de nombreux citoyens et citoyennes vivant sur le territoire de l’agglomération de Longueuil et de partout au Québec, et qui souffrent de ces politiques d’austérité. Rappelons que le projet de loi 70 veut imposer des mesures d’insertion et d’employabilité obligatoires, à défaut de quoi le chèque de 623 $ par mois sera coupé.

L’organisateur communautaire affirmait aux Versants il y a quelques semaines que la Rive-Sud (Montréal) est l’enfant pauvre du Québec en matière de logements sociaux : « Nous sommes en retard sur le reste de la province. » Il rappelle que les besoins sont criants dans ce domaine, puisque les prix des logements sont très chers. « Les coûts de location augmentent plus rapidement que les salaires. Il y a des ménages sur notre territoire qui doivent utiliser 90 % de leurs revenus pour payer le loyer. Cela n’a aucun sens. »