Une simulation qui frappe
Le SPAL sensibilise les jeunes à l’approche des bals de finissants
À l’approche de la période des bals de finissants, le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a invité le 30 mai quelque 3 000 étudiants de 5e secondaire à assister à une « simulation frappante » au Colisée Jean-Béliveau, à Longueuil. L’exercice consistait à sensibiliser les jeunes aux risques de conduire en état d’ébriété et aux conséquences graves que les accidents de la route peuvent entraîner.
Est-ce qu’il n’est pas trop tard pour essayer de sensibiliser des jeunes qui sont à quelques semaines de célébrer la fin du secondaire? « Je ne crois pas! Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à assister à une telle situation [la collision simulée]. Plus jeune, je ne pense pas que j’aurais compris toute la signification derrière cette sensibilisation et les conséquences de prendre le volant en boisson », répond au journal Émile Favron, un jeune étudiant de 17 ans de l’École secondaire du Mont-Bruno, qui explique que l’approche de l’entrée au cégep aide également à mieux saisir l’importance des choix à prendre et de leurs impacts.
Maéva Bouchard, qui a été marquée par la réalité de la scène et qui espère qu’elle donnera une leçon à tous, abonde dans le même sens : « J’ai tendance à croire que c’était le temps parfait pour nous montrer cette scène, parce que notre bal et l’après-bal approchent. Ça nous porte à réfléchir. »
Pour sa part, le directeur adjoint de 5 secondaire de l’École secondaire du Mont-Bruno, Michel Kennedy, parle d’un timing parfait à cause du moment présent et de l’instantanéité, qui caractérisent les jeunes, et aussi en raison des cours de conduite et du bal de finissants, deux moments majeurs pour eux. « Cela n’aurait pas eu le même sens ni la même pertinence, si c’étaient des étudiants de 3ou 4 secondaire qui auraient assisté à la collision simulée du SPAL. »
« Ça nous porte à réfléchir. » – Maéva Bouchard
Des propos repris par la relationniste du SPAL, Claudine Després, qui soutient que cette sensibilisation ne serait pas aussi bénéfique auprès des enfants, par exemple. Alors que les jeunes de 16 ou 17 ans vivent dans le moment présent, le maintenant. « C’est leur réalité », mentionne Claudine Després.
Près de 300 finissants de l’École secondaire du Mont-Bruno ont assisté à l’événement de la police, soit environ les 2/3 de l’ensemble des élèves. « Ce n’est pas une obligation d’y assister. Ils peuvent s’inscrire ou non, c’est sur une base volontaire », ajoute M. Kennedy, qui parle d’une bonne participation des adolescents de 5secondaire.
Simulation frappante
Lors de la simulation, les adolescents ont assisté à l’impact initial à la suite d’un accident de voiture, l’appel logé au 911, l’intervention des services d’urgence (policiers, ambulanciers et pompiers) et la prise en charge des victimes par l’équipe médicale.
Pendant près d’une heure, ils ont eu sous les yeux la reconstitution d’une collision entre deux véhicules. Les spectateurs silencieux et sous le choc, installés dans les gradins, ont été les témoins de la scène qui se déroulait au centre de l’aréna : la fuite du conducteur fautif et de son ami apparemment ivres; les blessures graves qu’ont subies les occupantes du second véhicule; l’arrestation du chauffard et la mort d’un des passagers constatée sur place. Les étudiants ont pu observer de quelle façon les services d’urgence opèrent pour secourir les blessés en situation de crise, et ce, grâce aux interventions des policiers, des paramédicaux de la CETAM et des pompiers du Service d’incendie.
Nouveauté
Le SPAL et ses partenaires accorderont cette année une attention particulière à la conduite avec les capacités affaiblies par la drogue. Le dépôt du projet de loi fédéral sur la légalisation de la marijuana ramène dans l’actualité cette problématique de conduite avec les capacités affaiblies par les stupéfiants chez les jeunes, même si la nouvelle législation prévoit d’interdire la vente de cannabis chez les moins de 18 ans.
Il s’agissait de la troisième simulation frappante présentée par le SPAL. Chaque fois, ce sont près de 3 000 étudiants qui sont conviés à l’événement.
