Une simulation frappante pour sensibiliser les jeunes
Service de police de l’agglomération de Longueuil
À l’approche des bals de finissants, le Service de police de l’agglomération de Longueuil a invité aujourd’hui quelque 3 000 étudiants de 5e secondaire a assisté à une « simulation frappante » au Colisée Jean-Béliveau, à Longueuil.
Les bals de fin d’année vont bientôt s’amorcer et le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) veut sensibiliser les jeunes à la plus grande vigilance.
Le SPAL présentait, pour une deuxième année consécutive, l’évènement « simulation frappante » au Colisée Jean-Béliveau afin de sensibiliser les jeunes de 5e secondaire des écoles de l’agglomération. « Le SPAL organise ce projet à titre de prévention. Cette simulation vise à sensibiliser les jeunes aux dangers reliés à la conduite automobile avec des facultés affaiblies (drogues et alcool), aux textos au volant qui prennent de l’ampleur, la vitesse, au non-port de la ceinture de sécurité », mentionne la relationniste du SPAL, Stéphanie Jalbert.
Lors de la simulation, les adolescents ont assisté à l’impact initial à la suite d’un accident de voiture, l’appel logé au 911, l’intervention des services d’urgences (policiers, ambulanciers et pompiers) et la prise en charge des victimes par l’équipe médicale.
« Plusieurs des étudiants qui sont ici viennent d’avoir leur permis ou l’auront sous peu. À la fin du bal de finissants, le SPAL leur conseille de prendre une limousine, un taxi, d’appeler un parent pour le retour à la maison. » – Stéphanie Jalbert
Pendant près d’une heure, ils ont assisté à la reconstitution d’une collision entre deux véhicules. Les spectateurs, installés dans les gradins, ont été les témoins de la scène qui se déroulait au centre de l’aréna : la fuite du conducteur fautif et de son ami vraisemblablement ivres; des blessures graves qu’ont subies les occupantes du second véhicule; de l’arrestation du chauffard et de la mort tragique d’un des passagers constaté sur place. Les étudiants ont vu de quelle façon les services d’urgence opèrent pour secourir les blessés en situation de crise, et ce, grâce aux interventions des policiers, des paramédics de la CETAM et des pompiers du Service d’incendie. « La période des bals de finissants est un moment propice aux accidents. Des accidents de trop, souvent avec blessures graves, parfois entraînant des décès. Plusieurs des étudiants qui sont ici viennent d’avoir leur permis ou l’auront sous peu. À la fin du bal de finissants, le SPAL leur conseille de prendre une limousine, un taxi, d’appeler un parent pour le retour à la maison », de poursuivre Stéphanie Jalbert.
Témoignage d’une maman en deuil
À la suite de cette simulation frappante, l’hospitalisation des victimes et des explications des médecins, une femme du public a livré un touchant témoignage. Sylvie Roy a parlé de sa fille Jade Lasnier, 18 ans, décédée dans un accident de la route le 12 octobre 2012. « Jade était sportive et avait le respect de tous. Elle avait un rêve, celui de s’acheter sa première voiture. Un soir, elle est allée au bar avec des amis. Évidemment, il devait y avoir un chauffeur désigné pour les raccompagner, mais pour une raison que nous ignorons, Jade a pris sa voiture ce soir-là. En pleine nuit, deux policières sont venues nous réveiller à la maison. Jade avait eu un accident de voiture. J’étais sous le choc. Le père de Jade aussi. J’ai dû aller réveiller son frère, qui dormait au sous-sol. À l’hôpital, on nous a annoncé à son père et moi son décès. On a pleuré! Les jeunes, faite en sorte que votre véhicule ne devienne pas votre cercueil », a raconté la mère éplorée.
Sylvie Roy a demandé aux jeunes étudiants d’être prudent lors de leurs bals de finissants. Elle leur a aussi demandé de porter un objet orange en voiture, afin de se souvenir de Jade, pour qui il s’agissait de la couleur préférée.
Pour les jeunes rencontrés à la sortie du Colisée Jean-Béliveau, la simulation leur avait fait prendre conscience des risques de conduire avec les facultés affaiblies. Le témoignage de Mme Roy avait également fait effet.
