Une semaine sans viande
Étant donné que l’ONU a proclamé 2016 "Année internationale des légumineuses", il m’est venu l’idée de passer une semaine sans manger de viande.
Bien que je sois un amateur de viande, de poissons et de volaille, je dois avouer qu’avant même de tenter cette expérience, je mangeais également à l’occasion des repas composés de légumineuses et de tofu. Mais passer une semaine complète sans manger de la protéine animale, je ne savais pas trop à quoi cela allait ressembler.
Heureusement, ma fille de 17 ans, qui tend de plus en plus vers le végétarisme, a adoré l’idée et s’est mise à chercher sur Internet diverses recettes composées de tofu, de fromage, de noix ou de légumineuses. Plusieurs semblaient savoureuses et je dois dire que nous avons réussi à composer un menu fort intéressant et surtout appétissant.
Inutile de dire que le coût de l’épicerie a été bien différent de celui des semaines où j’achète de la viande. Les légumineuses sont abordables et le tofu est vendu à moins de 3 $ le kilo. Le reste du panier d’épicerie était composé de légumes, de fruits, de fromage, d’œufs, de pain et autres féculents.
Les recettes que nous avons dénichées sur le Web étaient relativement faciles et rapides à apprêter. Outre les salades de légumineuses et les falafels que j’ai eu beaucoup de plaisir à concocter, nous avons eu la chance de goûter aux pâtes aux légumes gratinées ainsi qu’à de surprenantes recettes composées de tofu, dont le tofu au brocoli, le tofu au cari et le tofu général Tao. Cette dernière a littéralement été notre coup de cœur. Le goût était génial et on aurait cru déguster le populaire poulet général Tao.
L’ONU a proclamé 2016 « Année internationale des légumineuses ».
Depuis que nous avons tenu notre semaine sans viande il y a quelques semaines, nous avons continué à inclure ces repas à notre menu hebdomadaire. Nous consommons en moyenne 3 kilos de tofu par semaine en plus d’au moins un repas composé de légumineuses. En plus d’être excellents pour la santé et savoureux, ces mets sont également bons pour le portefeuille compte tenu que les coûts pour la viande et la volaille ont explosé au cours des dernières années.
Attention au manque de vitamine B12
Ma famille et moi avons eu droit à une semaine de végétarisme qui nous a permis d’introduire diverses recettes dans notre menu régulier composé aussi de viande et de volaille. Si nous avions décidé de nous convertir en végétariens, il aurait été bon de consulter un ou une nutritionniste.
En effet, le régime végétarien et encore plus le régime végétalien, composé uniquement d’aliments végétaux, comportent certains risques, notamment en ce qui concerne l’apport quotidien de vitamines et minéraux dans notre organisme, plus particulièrement le fer et la vitamine B12.
Cette dernière est indispensable au fonctionnement adéquat de toutes les cellules du corps et à l’équilibre du système nerveux. La vitamine B12 se retrouve principalement dans la viande, les œufs, le lait, les poissons et les crustacés. Elle est presque toujours absente du monde végétal. À long terme, cette carence peut causer de l’anémie et la dégradation du système nerveux. Des risques potentiels de maladies cardiaques et de complications lors de la grossesse sont également à prévoir.
Il est donc important de consulter un spécialiste en nutrition qui pourra nous conseiller sur les suppléments alimentaires qu’il faudra consommer sur une base régulière pour compenser le manque de B12.
« Année internationale des légumineuses »
La soixante-huitième Assemblée générale des Nations Unies (ONU) a proclamé 2016 « Année internationale des légumineuses » (AIL).
L’ONU soutient que les légumineuses, telles que lentilles, haricots, pois et pois chiches, constituent pour les populations, partout dans le monde, une source essentielle de protéines végétales et d’acides aminés. Elles représentent aussi une source de protéines végétales pour les animaux.
Lors de l’annonce de l’AIL, l’ONU a également rappelé que les légumineuses jouent un rôle important à la fois en termes de sécurité alimentaire et bonne nutrition, ainsi que pour leur contribution à la santé des sols. Pour l’organisme, il s’agit également d’une « excellente occasion de favoriser des rapprochements dans toute la chaîne de production des aliments de manière à tirer un meilleur parti des protéines des légumineuses, à stimuler la production mondiale de légumineuses, à mieux utiliser la rotation des cultures et à trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans le commerce des légumineuses ».
Un produit de chez nous
Plusieurs ignorent que le Canada est le leader mondial de la production de lentilles et de pois secs. Il est l’un des principaux pays exportateurs de légumineuses dans 137 pays. En effet, 70 % de sa production est destinée à l’exportation. En 2013, la valeur des exportations de légumineuses et de cultures spéciales du Canada s’est établie à plus de 3 milliards de dollars. En termes de production seulement, ce secteur rapporte plus d’un milliard de dollars par année.
Les farines, protéines, fibres et amidons de légumineuses seraient de plus en plus recherchés par les fabricants d’aliments pour la création de nouveaux produits. C’est ce qui fait que depuis 1980, la production mondiale de légumineuses a pratiquement doublé pour atteindre 70 millions de tonnes. Les experts prévoient qu’elle pourrait encore doubler d’ici 2050.


