Une politique de saines habitudes de vie à Sainte-Julie

C’est en mouvement que les Julievillois ont célébré leur nouvelle Politique de saines habitudes de vie qu’a inaugurée la Ville aujourd’hui.
« Cette Politique de saines habitudes de vie n’appartient pas à la municipalité. On l’a construite tous ensemble avec l’implication des citoyens, des services sociaux, de la Commission scolaire, des organismes communautaires de la municipalité… Cela nous a pris trois ans », explique Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie, qui annonçait aujourd’hui, lors d’un après-midi où toute la ville était invitée à bouger, une Politique « avant-gardiste grâce à l’engagement des partenaires ».

« Nos villes de banlieue doivent être, aujourd’hui, un milieu de vie où on y naît, on y grandit, on y vit et où on y vieillit. Ce n’était pas vrai il y a 25 ans. » – Suzanne Roy

Pour l’occasion, Sylvie Bernier, plongeuse canadienne médaillée d’or aux Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles, est venue à ce rendez-vous pour féliciter la Ville de cette initiative. « La Politique de saines habitudes de vie à Sainte-Julie va être un modèle à travers le Québec. Cela va me faire plaisir de prendre désormais pour exemple ce qui est l’une des premières politiques concertées et engagées du genre. Une Politique comme celle-là c’est un cadeau », a indiqué aux Versants celle qui est, depuis 30 ans, engagée à la promotion des saines habitudes de vie. Ambassadrice des saines habitudes de vie pour Québec en Forme, Mme Bernier est aussi l’initiatrice et membre de l’exécutif du Regroupement pour un Québec en santé. Elle préside également la Table de concertation intersectorielle permanente spécifique au mode de vie physiquement actif et de saine alimentation qui regroupe de nombreux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux du Québec.
« Beaucoup de personnes savent qu’il faut bouger, bien manger, mais il faut les y aider comme va le faire Sainte-Julie. On est rendu à un point de bascule dans notre société et de plus en plus d’élus en prennent conscience », précise-t-elle.
Musique, activité physique, petits plats préparés par les élus, entraînement familial… la municipalité a voulu célébrer un moment qu’elle attendait depuis longtemps.
« Les initiatives pour améliorer durablement la santé et le bien-être de la population me tiennent particulièrement à cœur. Nous avions déjà mis en place plusieurs événements, des propositions venant des citoyens, qui entraient dans le cadre de la Politique que nous présentons aujourd’hui. Jog ma ville, Je bouge avec mon doc… Il y a 20 ans, nous voulions pouvoir sortir en famille à Sainte-Julie sans à avoir mettre nos mains dans nos poches », indique Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie.

La Politique

La Politique proposée s’articule autour de trois grandes orientations : planifier et aménager la ville pour faciliter l’adoption d’un mode de vie saine; offrir, soutenir et promouvoir des services permettant une vie active et une alimentation saine; promouvoir la participation et l’engagement pour les saines habitudes de vie.
« On a voulu amener, en s’inspirant des autres Politiques qui ont été faites dans d’autres municipalités, un sentiment de plaisir à bien s’alimenter et à vivre mieux. On ne voulait pas imposer, mais plutôt proposer une alternative santé », précise Nicole Marchand, conseillère municipale largement impliquée dans la mise en place de cette Politique.
C’est ainsi que Sainte-Julie s’engage à augmenter le nombre de fontaines d’eau dans les parcs; possiblement installer un deuxième jardin communautaire; encourager l’agriculture urbaine; soutenir les efforts de réaménagement de la cafétéria intérieure ou extérieure de l’école secondaire; sensibiliser les promoteurs lors de la construction et la rénovation des édifices privés afin de favoriser l’accessibilité universelle; assurer la présence de coffres aux sports dans certains parcs; poursuivre la gratuité du réseau d’autobus local; soutenir l’implantation des trajets Trottibus vers les écoles; améliorer l’accès aux loisirs pour les familles défavorisées… et la liste n’est pas exhaustive.
« Il y a déjà plusieurs mesures qui sont mises en place, mais d’autres viendront les compléter, comme la vitesse des automobilistes dans les rues, ce qui est la principale source d’insécurité dans les villes. Avec l’engagement des citoyens de la rue, nous pourrions limiter la vitesse », donne comme exemple la mairesse.
D’ailleurs, depuis un mois, les autobus de la ville sont équipés d’un système GPS qui leur permet de réduire automatiquement leur vitesse lorsqu’ils passent dans une zone limitée. « Si la vitesse est limitée à 30 km/h, le chauffeur, même en appuyant sur son accélérateur, ne peut pas aller plus vite que 30 km/h », indique André Lemay, conseiller municipal qui a aussi participé activement au développement de cette Politique.
« Longtemps, la banlieue était le royaume de l’automobile. Nos villes de banlieue doivent être, aujourd’hui, un milieu de vie où on y naît, on y grandit, on y vit et où on y vieillit. Ce n’était pas vrai il y a 25 ans », de conclure Mme Roy.
La Ville distribuera dans tous les foyers la nouvelle Politique lancée aujourd’hui.