Une plainte de 2014 toujours l'objet d'une enquête
Une plainte pour discrimination déposée à la Commission des droits de la personne par un parent d’une élève de l’Académie des Sacrés-Cœurs en 2014 fait toujours l’objet d’une enquête. C’est ce que confirme la directrice générale de l’établissement, Évelyne Gosselin, qui ne peut toutefois commenter l’affaire, puisqu’elle est devant les tribunaux.
La plainte concerne une ex-étudiante de l’établissement qui a subi de l’intimidation et qui reproche à l’Académie des Sacrés-Cœurs de n’avoir rien fait pour réprimander le ou les intimidateurs. Au cours des dernières semaines, d’autres parents se sont plaints de telles situations, mais impossible de savoir s’ils ont eux aussi porté plainte officiellement à la Commission des droits de la personne. « Les plaintes déposées à la Commission sont confidentielles », révèle Patricia Poirier, porte-parole de la Commission des droits de la personne. « On ne peut vous préciser qui a porté plainte et contre qui. »
L’école se défend
La directrice générale de l’établissement, Évelyne Gosselin, avoue que plusieurs parents inquiets l’ont contactée par téléphone, par messages téléphoniques ou à l’occasion de rencontres au cours des derniers jours : « Des parents actuels et d’anciens parents incluant des parents d’enfants ayant subi ou initié de l’intimidation », raconte-t-elle. « Ces parents connaissent bien le travail de qualité que nous faisons auprès des enfants en matière de gestion de conflits et de soutien aux élèves et nous appuient dans nos interventions. » Mme Gosselin ajoute que « les membres de la direction rencontrent chacun des parents lors d’une situation problématique ». « De plus, nous avons des formations reconnues dans les classes pour les élèves de toutes les années. »
« Ces parents connaissent bien le travail de qualité que nous faisons auprès des enfants en matière de gestion de conflits et de soutien aux élèves et nous appuient dans nos interventions. » – Évelyne Gosselin
Dix cas d’intimidation par année
L’Académie des Sacrés-Cœurs, située à flanc de montagne du Mont-Saint-Bruno, et qui compte aujourd’hui 785 élèves de 4 ans à la sixième année, reconnaît devoir gérer environ une dizaine de cas d’intimidation par année. « Notre prévention et nos ateliers sont révisés et adaptés chaque année afin de réduire au maximum ce nombre », avance la directrice.
Prévention
La directrice générale de l’Académie des Sacrés-Cœurs réitère que son établissement « travaille depuis plusieurs années, bien avant que le projet de loi no 56 ne soit effectif, sur la prévention de l’intimidation et de la violence ». « Nous avons un code de vie et des valeurs claires, doublés d’une gradation d’interventions qui est appliquée par tout le personnel de l’école », rappelle-t-elle. Mme Gosselin affirme compter sur une équipe dédiée à la prévention. « Une éducatrice spécialisée, un éducateur en engagement communautaire, des éducatrices en soutien aux élèves, des enseignantes, des éducateurs et des membres de la direction qui travaillent au quotidien avec les élèves afin de les aider à gérer leurs conflits et qui font le suivi nécessaire avec les parents », dit Évelyne Gosselin.

