Une pétition pour le maintien du stationnement
Rue des Fauvettes
Un résidant de la rue des Fauvettes, à Saint-Basile-le-Grand, s’oppose à l’éventuelle interdiction de stationnement sur un tronçon de cette artère. Il a mis sur pied une pétition demandant à la Ville de retirer l’avis de motion déposé à la séance ordinaire du 2 mai et de maintenir le stationnement tel qu’il est présentement.
Robert Lapierre, un résidant de la rue des Fauvettes, s’oppose à l’avis de motion que le conseil municipal a déposé le 2 mai dernier. La pétition qu’il a fait circuler le mois dernier a récolté 47 signatures. Il a visité les 38 maisons que concerne le règlement, entre la rue des Pigeons et la rue des Cygnes. « Sur les 38 résidences que j’ai visitées, 29 sont contre le règlement, 2 sont pour; 7 n’ont pas répondu lors de mes visites. J’ai invité tous ces gens à la prochaine séance ordinaire, le lundi 6 juin », mentionne au journal Robert Lapierre, un membre du comité consultatif de circulation.
« La rue des Fauvettes n’est pas à Montréal, mais à Saint-Basile-le-Grand. Plusieurs résidants ne sont pas d’accord avec cette idée. » – Robert Lapierre
Rappelons que la Ville de Saint-Basile-le-Grand souhaite modifier un règlement relatif à la circulation et la sécurité publique afin d’interdire le stationnement sur une partie de la rue des Fauvettes. L’interdiction de stationnement serait située sur des Fauvettes, entre la rue des Pigeons et la rue des Cygnes, en alternance matin et soir sur un côté. « C’est un exercice fait dans le cadre de la révision du circuit d’autobus 24 qui avait des problèmes de respect de l’horaire, notamment parce qu’il éprouvait de la difficulté à circuler sur cette rue, compte tenu des automobiles stationnées », expliquait le mois dernier le directeur général de Saint-Basile-le-Grand, Jean-Marie Beaupré.
M. Lapierre ainsi que plusieurs autres citoyens de la rue des Fauvettes s’opposent à cette interdiction de stationnement pour plusieurs raisons, mais notamment parce que le « stationnement aux heures du circuit d’autobus 24 est occupé au minimum », « selon les observations faites, cela ne cause aucun problème de circulation et de sécurité en fonction de l’horaire », et que « les propriétaires des maisons concernées de la rue des Fauvettes n’ont pas été consultés à ce sujet ».
Le Grandbasilois, qui habite sur cette rue depuis maintenant 40 ans, souligne qu’il a vu celle-ci évoluer depuis toutes ces années. « La rue a rajeuni. Il y a certaines résidences dont les propriétaires ont maintenant des adolescents. Ces jeunes ont aussi des voitures. Où vont-ils stationner leurs véhicules s’il y a une interdiction de stationnement? Et que se passera-t-il l’hiver en période de déneigement? La rue des Fauvettes n’est pas à Montréal, mais à Saint-Basile-le-Grand. Plusieurs résidants ne sont pas d’accord avec cette idée », poursuit M. Lapierre, qui déplore aussi le silence radio de la part du conseil municipal depuis l’envoi de sa pétition.
Du côté de la Ville, le maire Bernard Gagnon a répondu au journal : « Le sujet du stationnement sur la rue des Fauvettes sera discuté lors de la prochaine rencontre du comité consultatif de circulation. À la mi-juin, le rapport sera déposé au conseil municipal. »
Le comité consultatif de circulation est constitué du maire Bernard Gagnon et du directeur général Jean-Marie Beaupré (nommés d’office), de deux conseillers municipaux, soit Maurice Cantin et Normand Dieumegarde, du directeur des travaux publics et secrétaire du comité François Pelletier, d’un représentant de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent ainsi que de six Grandbasilois : Gaétan Houle, Annie Lambert, Richard Lapointe, Steve Careau, Florent Fortier et Robert Lapierre.


