Une mission qui prendra fin le 5 novembre 2017

Mercredi dernier, la mairesse de Longueuil annonçait à la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS) qu’elle ne se représenterait pas à son poste pour un troisième mandat.

Personne ne s’y attendait. Mercredi, devant la communauté d’affaires de la Rive-Sud et plusieurs élus, la mairesse a annoncé avec beaucoup d’émotion qu’elle avait pris sa décision. « L’entrée et la sortie (en politique) doivent être faites pour les mêmes raisons. Parce qu’on aime son monde et parce qu’on aime notre chez-nous, mais le 5 novembre 2017, je rentre chez nous. »

Dans plusieurs médias, Mme St-Hilaire a expliqué que sa réflexion sur sa décision avait débuté lors du temps des Fêtes; dès le départ elle souhaitait limiter son implication municipale à deux mandats. Elle dit quitter la vie politique avec le sentiment « du devoir accompli ».

Pendant 20 ans, depuis 1998 alors qu’elle était députée fédérale du Bloc québécois à Ottawa, la politicienne a défendu ses convictions dans l’arène politique fédérale et municipale.

À l’aube de la cinquantaine, elle dit tirer un trait sur toute autre ambition en politique et « passer à autre chose », sans plus en dévoiler.

Elle est devenue mairesse de Longueuil en 2009. Elle était alors la première femme à diriger la quatrième ville de la province. En 2013, elle est réélue avec 90,77 % des suffrages. Encore aujourd’hui, l’opinion lui est très favorable.

« Ces appels archaïques à la fragmentation d’antan seront les derniers sermons rétrogrades à se faire entendre. » – Caroline St-Hilaire

Agglomération de Longueuil

Au moment de l’annonce à la CCIRS de son départ à la fin de son mandat, Mme St-Hilaire a mis l’accent sur les bienfaits de l’agglomération de Longueuil et les visées électoralistes des trois maires qui veulent la quitter.

« Ces appels archaïques à la fragmentation d’antan seront les derniers sermons rétrogrades à se faire entendre », a-t-elle alors indiqué à l’assemblée.

Il n’y a aucun doute pour la mairesse des bienfaits de l’agglomération et des volontés qui animent les trois maires de vouloir la quitter.

« La Rive-Sud est dans une phase de son évolution marquée par la stabilité irréversible. Il faut se mettre au diapason des autres régions, à Laval comme à Montréal, à Québec. La gouvernance macromunicipale est devenue un fait irréversible que personne ne conteste. »

Sur les ondes de Radio-Canada, la mairesse a pointé du doigt les trois maires dissidents. « Les trois maires en font un enjeu strictement personnel. On est à l’aube d’une élection municipale et ces trois villes veulent faire leurs élections sur le dos de l’agglomération. Je l’ai dit au discours à la CCIRS, ce serait une erreur monumentale de se diviser maintenant. Sinon, ce sont les autres régions de la Rive-Sud qui vont en profiter. »

Un travail salué

« J’aimerais souligner la qualité de visionnaire de Mme St-‐Hilaire, cette qualité qu’elle a de se projeter dans l’avenir et de voir grand pour la ville de Longueuil. Cette ville ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui sans l’énergie qu’a déployée Mme St-‐Hilaire pour en faire un lieu dynamique et riche d’opportunités sur le plan économique », a souligné Catherine Brault, présidente à la CCIRS.

Plusieurs élus aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au sein de la mairie ont rendu hommage au travail de la femme politique qui a traversé ses huit années de mandat sans scandale.

Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville, l’une des trois villes qui désirent quitter l’agglomération, n’a pas souhaité émettre de commentaires sur le départ annoncé de Mme St-Hilaire. Ainsi, il ne souhaite pas réagir aux critiques de la mairesse à son encontre concernant les enjeux électoraux qui seraient cachés derrière la volonté de quitter l’agglomération de Longueuil.

Question aux lecteurs : Que retiendrez-vous du passage de Mme St-Hilaire à la ville de Longueuil et à l’agglomération de Longueuil?