Une famille qui se retrouve

Grâce à la générosité des gens de la région et d’une église de Laval, le Montarvillois Sima Chamoun a retrouvé des membres de sa famille qui vivaient l’enfer en Syrie.

Le 9 janvier, Sima Chamoun a accueilli sa mère, une de ses sœurs et son frère à l’aéroport. Quelques jours plus tard, une autre sœur, accompagnée de son mari et de ses quatre enfants, atterrissait en sol montréalais. Il s’agit de la famille parrainée par Action communautaire pour les réfugiés. Par la suite, sa nièce et son époux faisaient leur arrivée, suivis d’une autre sœur et de son mari.

Ces gens ont tout laissé derrière eux pour refaire leur vie loin de la guerre qui dure depuis plusieurs années. Sima Chamoun, qui a immigré au Québec en 1989, sait très bien ce que les membres de sa famille récemment arrivés peuvent vivre. « Ce n’est pas facile de quitter un pays où l’on a vécu, d’abandonner ses racines et de partir vers l’inconnu dans un pays dont on ne connaît même pas la langue. » Il avoue toutefois n’avoir jamais regretté son choix.

Il est heureux de pouvoir maintenant venir en aide aux membres de sa famille qui vivaient l’enfer de la guerre. « Au moins, ils arrivent ici sans se retrouver seuls et isolés. Ma famille et moi passons beaucoup de temps avec eux pour faciliter leur intégration. »

Le Montarvillois d’origine syrienne ne croit pas que la situation se réglera rapidement en Syrie, qui, en plus d’être aux prises avec la guerre civile, doit faire face aux militants de l’État islamique. « Ça va être très long avant que ce pays en devienne un où il fait bon vivre. »

Il espère ainsi pouvoir continuer d’accueillir d’autres réfugiés au cours des prochains mois. Il aimerait entre autres faire venir au Québec sa belle-mère et son beau-frère qui, actuellement, sont à Dubaï. « Ils y sont en sécurité pour le moment, mais ne pourront pas rester là-bas encore longtemps, puisqu’ils n’ont pas la citoyenneté. Ils ont tout perdu en Syrie, leur maison, leur commerce. Ils n’ont plus rien », conclut-il.