Une élève piquée par une seringue
Incident à l’École primaire Jacques-Rocheleau
Audrey Blanchard-Thériault, une jeune fille de l’École primaire Jacques-Rocheleau, à Saint-Basile-le-Grand, va se souvenir longtemps de sa journée du 22 avril 2013. Ce matin-là, alors qu’elle accompagnait des amis pendant la récréation, l’enfant de neuf ans a senti quelque chose lui piquer l’extérieur du pied droit. La douleur était tellement insupportable que la direction de l’école l’a retournée chez elle. Selon la version de la blessée, et selon l’expertise des médecins qu’elle a rencontrés, il s’agirait d’une piqûre de seringue; une seringue qui se serait retrouvée sur le terrain de l’École Jacques-Rocheleau.
« Je me suis fait piquer et ensuite la cloche a sonné. Je n’ai pas eu le temps de voir ce que c’était. J’avais des douleurs. Dans l’école, j’ai ensuite enlevé mon bas. Il y avait du sang. J’ai été nettoyer mon pied avec de l’eau et du savon, et ensuite, l’une de mes amies est allée chercher un membre du personnel de l’école. Ensuite, la secrétaire l’a su, et elle m’a retournée à la maison en me disant que mon frère m’attendait », mentionne au journal Audrey Blanchard-Thériault.
À la suite de l’appel à la maison, Solange Thériault, la mère de l’enfant, qui travaille en milieu de garde, est également contactée. Elle écoutera le message de la secrétaire sur sa boîte vocale seulement après l’heure du dîner. « J’ai rappelé en catastrophe pour savoir ce qui se passait! J’ai parlé au directeur. Il m’a expliqué qu’Audrey était retournée à la maison à pied et seule. Il m’a aussi dit que la seringue n’avait jamais été trouvée et qu’il était fort possible que la piqûre soit en fait celle d’une abeille ou d’une branche d’arbre. Selon moi, ça prend quelque chose d’extrêmement pointu pour traverser une botte de suède à double couture », souligne Solange Thériault.
Avec sa fille, elle se dirige vers le Carrefour médical de la Vallée-du-Richelieu, à Beloeil. À la suite de vérifications, il y avait de « bons doutes que la piqûre soit celle d’une seringue souillée », selon le médecin.
Parce qu’il n’y a pas de vaccin disponible à la clinique, elles sont alors transférées à l’hôpital Charles-LeMoyne, à Longueuil, où Audrey devient rapidement une priorité n° 2, c’est-à-dire danger pour la vie de la personne. « À l’urgence, la Dre Lamarre a vérifié sa plaie et elle a confirmé qu’il s’agissait bien d’une piqûre d’aiguille. Nous avons aussi rencontré une spécialiste microbiologiste et en infections. Audrey a passé des tests de dépistage et des analyses. Elle a reçu aussi des doses de vaccins contre les différents types d’hépatite, d’autres aussi contre la polio et le tétanos. On nous a dit que si la seringue était dehors, les virus ne survivent pas longtemps à l’air libre », explique la mère de l’enfant, qui se dit stressée et frustrée par la situation.
Audrey ainsi que sa mère sont maintenant en attente des analyses. Dans un mois, il y aura un rappel de prises de sang et une autre dose de vaccins. Ensuite dans trois mois, et encore une fois dans six mois, afin de connaître si Audrey est affectée par l’hépatite A, B ou C, ou encore par le VIH. « Je la trouve la situation aberrante! Je veux que les gens, les autres parents, soient au courant de l’affaire. Ça doit se savoir! On croit laisser nos enfants en sécurité dans une cour d’école, et puis, il arrive des situations de la sorte! Je n’en reviens pas… moi, ça me jette à terre! »
