Une démarche appréciée
Les déjeuners du maire pour les citoyens
La première des Déjeuners du maire, une tribune pour les citoyens, a eu lieu samedi à la bibliothèque municipale.
Quelque 30 personnes se sont réunies samedi matin afin d’assister à la première des Déjeuners du maire, une tribune pour citoyens mise en place par la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville. Le thème abordé en cette première : les problèmes posés par l’appartenance de la Municipalité à l’agglomération de Longueuil et les moyens pour y remédier. « L’objectif de ces matinées, c’est d’offrir une meilleure accessibilité à la population que, disons, la séance du conseil », explique la directrice des communications de la Ville, Suzanne Le Blanc.
« Je suis ici parce que je vis un profond malaise avec l’agglomération. Dans la démocratie du Québec, je peux voter partout, sauf à l’agglo! » déclare au journal Louis Mercier, un Montarvillois depuis près de 30 ans. « Je vote pour les commissions scolaires, pour mon maire, ma députée provinciale, mon député fédéral, mais avec l’agglomération de Longueuil, je ne peux pas me prononcer! Dans cette optique, j’essaie d’être actif pour tenter de faire valoir les droits des gens de Saint-Bruno-de-Montarville. Pour cela, il faut travailler ensemble, sinon, c’est peine perdue », de poursuivre ce résidant qui ne se proclame d’aucun parti.
Pendant la présentation que donne le maire Martin Murray à propos de l’agglomération de Longueuil, les citoyens peuvent poser des questions. Le premier magistrat leur répond. Selon lui, la Ville est rendue à une étape où « ça passe ou ça casse » avec l’agglomération. « C’est un gros dossier. »
« En tant que citoyenne, je souhaite en connaître davantage. Puisque la population n’est pas toujours libre aux assemblées, je trouve l’initiative très bonne de rassembler les gens ici, d’entendre les propos d’une certaine situation et de pouvoir se questionner. C’est très sain comme démarche », mentionne Louise Fleischmann, qui siégera bientôt au conseil d’administration du Centre d’action bénévole.
De son côté, Ramon Vitesse, un résidant de Saint-Bruno-de-Montarville qui se proclame « plus que partisan » du Parti montarvillois, approuve cette initiative de Déjeuners du maire qui « permet d’aller taquiner l’élu ». « J’apprécie cet aspect d’ouverture de la Ville », annonce-t-il.
D’autres Déjeuners du maire sont à prévoir, les samedis 19 mars et 23 avril. « Nous allons voir la réponse des citoyens, et ensuite, d’autres devraient être ajoutés », de conclure Suzanne Le Blanc.
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