Une chaîne humaine autour de l’École De Montarville

Opposition aux coupes dans l’éducation à Saint-Bruno

Aujourd’hui, jour de la rentrée des classes sur le territoire de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), des parents, des enfants et des enseignants ont fait une chaîne humaine devant plusieurs écoles de la région. L’objectif était de montrer le mécontentement du milieu scolaire face à des coupes budgétaires qu’il juge de plus en plus critiques. 

Plus de 200 écoles, participant au mouvement « Je protège mon école publique », ont été encerclées par des enseignants, parents et élèves désireux de montrer leur mécontentement face à une rentrée scolaire qui les inquiète.

À l’École primaire De Montarville, à Saint-Bruno, plus de 270 personnes formaient une chaîne humaine entourant l’établissement. Entre 8 h et 8 h 15, juste avant le début des cours, dans une ambiance bon enfant, les manifestants sont venus nombreux pour dénoncer la politique du gouvernement en matière d’éducation.

« Cette grande mobilisation va au-delà de mes attentes. Je suis ravie que les parents aient été à ce rendez-vous qui s’est déroulé dans la bonne humeur. Cette chaîne humaine vise plus particulièrement à démontrer notre appui à une école publique de qualité par le maintien du nombre d’élèves par classe, de l’aide aux élèves avec des besoins particuliers et des autres services professionnels essentiels à la réussite de nos enfants », explique Catherine Laberge, présidente du Conseil d’établissement et organisatrice du mouvement.   

« D’année en année, on consacre moins à l’école; aujourd’hui, on ne peut plus couper sans toucher directement les élèves. Il faut mettre un terme à ces coupes. On supprime l’aide aux élèves, des orthophonistes, des orthopédagogues, le soutien des élèves en difficulté … Vers où on s’en va? » de préciser Mme Laberge.

Soutenu par la CSP

La présidente de la CSP, Hélène Roberge a voulu être là pour soutenir ce mouvement qu’elle cautionne à 100 %. « Depuis 2010, nous avons réalisé 10 millions de dollars de compressions. Cette année, nous ne pourrons pas faire autrement que de couper dans le personnel. Nous sommes rendus là », indique Mme Roberge. Elle assure que ces suppressions de postes auront un impact direct sur l’école et donc sur les services rendus aux enfants : « Il n’y aura plus d’animateur de vie spirituelle et communautaire, les conseillers pédagogiques seront également touchés … Je suis inquiète pour l’avenir. »

Mme Roberge n’a pas voulu commenter la volonté du gouvernement d’introduire dans la gouvernance des commissions scolaires des parents d’élèves ou encore des élus municipaux. « Nous n’avons rien lu sur le sujet. Ce sont pour l’instant des rumeurs. Aujourd’hui, nous avons déjà quatre parents sur 16 commissaires qui sont membres de la commission, mais ils n’ont pas le droit de vote. Je n’ai aucun problème à revoir cela, mais c’est inutile de tout vouloir refaire. Ce n’est pas avec ça qu’on va améliorer le milieu éducatif. Des ressources, c’est de ça que les écoles ont besoin! » conclut-elle.