Une bibliothèque, non un service de garde

Nouvelle réglementation à la bibliothèque de Saint-Bruno

La bibliothèque de Saint-Bruno-de-Montarville, en concertation avec la Commission scolaire des Patriotes (CSP) et l’École De Montarville, a établi une nouvelle réglementation qui est entrée en vigueur le 5 octobre. L’objectif est d’empêcher les élèves de l’école d’utiliser la bibliothèque comme un service de garde pour des raisons de sécurité.

« Les enfants de 12 ans et moins doivent présenter leur carte d’abonné lors de leur visite à la bibliothèque. Les enfants de 9 ans et moins doivent être accompagnés d’un adulte responsable lors de leur visite à la bibliothèque. » Voici les deux nouvelles mesures que la Ville de Saint-Bruno, la CSP et l’École De Montarville ont prises conjointement afin d’assurer la sécurité des enfants qui fréquentent l’établissement municipal.

« Depuis plus d’un an, les jeunes des écoles primaires avoisinantes, essentiellement les enfants de l’École De Montarville, viennent à la bibliothèque juste après l’école en attendant leurs parents. C’est assez problématique, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants de moins de 9 ans qui viennent seuls. Nous sommes inquiets pour leur sécurité. Ils peuvent entrer et sortir de la bibliothèque comme ils le souhaitent. Nous avons même dû intervenir pour séparer des enfants se disputant. Nous ne sommes pas un service de gardiennage », explique Alain Larouche, le directeur de la bibliothèque.

Caroline Brunelle, directrice de l’École De Montarville, a eu les mêmes inquiétudes pour la sécurité des enfants quand elle les voyait s’amuser sur le devant de la bibliothèque, entre un stationnement très achalandé à l’heure de la fin des cours et le boulevard Seigneurial. « Les enfants ont eu l’autorisation de quitter l’école à la fin des cours par leurs parents. Il faut comprendre que l’école n’est donc plus responsable de ce qu’il peut se passer après. En fin de journée, quand il fait beau, beaucoup d’entre eux sont aux alentours de la bibliothèque, proche d’un stationnement très utilisé, avec beaucoup de circulation. On ne peut pas blâmer les parents qui n’ont peut-être pas conscience de cela, car ils ne peuvent pas le voir, mais c’est très dangereux », indique-t-elle.

Une brigadière

La CSP avait même dépêché une brigadière à cet endroit à partir de 16 h 10 pour le surveiller particulièrement. Il faut dire qu’il semblait y avoir foule certaines journées, d’après le directeur de la bibliothèque. « Qu’est-ce qu’on fait s’il y a un incident? Dix ou vingt enfants qui bougent pas mal, qui montent sur des roches à l’extérieur…, cela pose un vrai problème de sécurité. On a cru bon de se concerter pour trouver une solution. Tout le monde a été informé. Si cela se reproduit, nous communiquerons directement avec les parents. Nous sommes dans une optique de dialogue. On ne veut pas fermer la porte de la bibliothèque aux enfants, mais nous ne sommes pas un service de garde. »

La directrice d’école s’est entretenue avec les avocats de la CSP pour savoir comment il serait possible de régler la situation. La solution obtenue est d’instaurer cette nouvelle réglementation et de mieux sensibiliser les parents à la problématique. « Les parents à qui on a expliqué ça n’avaient pas réalisé. Ils ne pouvaient pas savoir. On ne veut pas empêcher les enfants d’aller à la bibliothèque, bien au contraire, mais leur sécurité, c’est important à mes yeux », de conclure Mme Brunelle.