Une année hyperactive pour le maire de Saint-Bruno

Le maire de Saint-Bruno a voulu présenter le bilan de sa première année de mandat aux citoyens de Saint-Bruno. Ce dernier sera envoyé par la poste à l’ensemble des citoyens. 

Pour cette première année de mandat, force est de constater que depuis un an, la Ville a fait avancer de nombreux dossiers qui étaient arrêtés depuis plusieurs années. « Je dirais que notre nouveau conseil a livré la marchandise et tenu ses promesses. Mon premier objectif était de ramener l’harmonie au sein du conseil municipal et c’est réussi », a tenu à mettre de l’avant Ludovic Grisé-Farand, maire de Saint-Bruno-de-Montarville.

« Je dirais que notre nouveau conseil a livré la marchandise et tenu ses promesses. » – Ludovic Grisé-Farand

Le plus significatif d’entre eux est sans aucun doute celui du futur complexe sportif. En moins d’un an, le maire a su faire trancher la population sur l’emplacement du site et donner une échéance au projet, qui devrait ouvrir en 2026 au parc Marie-Victorin. « Je suis très satisfait de cette première année. On est partis sur les chapeaux de roues. Il faut que je remercie les membres de notre administration, qui ont travaillé comme des fous. Seulement six mois après être en poste, nous savions où serait construit le futur complexe sportif. Je suis très fier de la façon dont cela s’est déroulé. Il y a des universités et des Villes qui nous ont contactés pour en savoir plus sur notre organisation au moment de la consultation publique », de nous indiquer M. Grisé-Farand. 

Des accomplissements

La Ville a réussi à trouver, pas sans difficulté, trois terrains pour accueillir trois nouvelles garderies subventionnées, au niveau du pôle sportif Marie-Victorin, sur Rabastalière Ouest et sur la rue de l’Hôtel-de-Ville. Rappelons que l’une des garderies devait se situer à la place du parc Marcel-Alarie. Face à la grogne environnementaliste, le projet s’était déplacé sur le terrain d’un particulier, en vente, que la Ville proposait d’acheter sans succès. Très rapidement, la Municipalité a réussi à trouver un terrain sur la rue de l’Hôtel-de-Ville pour compléter son projet. « Cela a été compliqué pour un des emplacements, mais cela s’est bien fini », de rappeler le maire.

Rachat d’un boisé

L’environnement est une autre des fiertés qui figurent dans les points mis de l’avant par la Ville. Il faut dire qu’elle a réglé, là encore en un temps record, un dossier judiciarisé concernant le boisé Sabourin. La Ville était poursuivie pour 21 millions de dollars dans un procès qu’elle n’était pas certaine de gagner, contre un propriétaire qui s’estimait floué. Finalement, avec l’aide de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour le boisé Sabourin, ce sont au total 61 hectares de boisés qui sont ou seront protégés à Saint-Bruno, l’équivalent de 60 terrains de football canadien. Il reste cependant encore des dossiers environnementaux que la Ville n’a pas réglés et qui sont judiciarisés. « Nous avons eu des discussions avec Sommet Prestige, les propriétaires du boisé des Hirondelles, qui n’ont pas abouti. Le dossier est donc toujours judiciarisé. Cela ne veut pas dire que l’on ne pourra pas s’entendre. Il y a aussi des discussions avec le propriétaire du boisé des Tilleuls. Il y a des discussions sur tous les boisés à Saint-Bruno. Toutes les options sont sur la table. Nous avons vu qu’il n’est pas toujours payant de faire traîner ce genre de dossier devant les tribunaux. Il suffit de voir le boisé sur le boulevard Seigneurial en face du boisé des Tilleuls. »

Un autre dossier qui traînait dans le temps et qui a été résolu dans cette première année de mandat est celui de l’emplacement du Paillasson. Un établissement qui permettra d’implanter 28 logements sociaux au centre-ville. Le Plan d’urbanisme a également été modifié afin d’obliger les promoteurs à inclure un pourcentage minimal de logements abordables dans tout nouveau projet.

Difficultés

Dans cette première année de mandat, le maire semble toujours avoir la confiance que les citoyens lui ont donnée lors de son élection. La première ombre au tableau est cependant arrivée au mois d’octobre. Les travaux engagés par la Ville sur le boulevard Marie-Victorin ont causé de fortes perturbations auprès des entreprises manufacturières, qui ont signé conjointement une lettre montrant leur frustration de devoir subir des désagréments à leur fonctionnement sans avoir été consultées. « La Ville a posé plusieurs actions pour éviter les désagréments lors des phases 1 et 2 des travaux. Les travaux n’ont pas pu se dérouler au moment que nous le souhaitions à cause de la pénurie de main-d’œuvre. Il fallait faire ces travaux. Pour la phase 3 des travaux, nous rencontrerons les entreprises du secteur pour trouver des solutions. »