Un surplus de 1,8 million pour Saint-Basile

Le rapport financier 2021 de la Ville de Saint-Basile-le-Grand, déposé la semaine dernière, a dévoilé un surplus budgétaire de plus de 1,8 million de dollars.

Lors de la séance publique du 6 juin dernier, la Ville de Saint-Basile-le-Grand a déposé son rapport financier consolidé au 31 décembre 2021.
À cette occasion, le conseil municipal a annoncé un surplus de 1 867 365 $. Celui-ci a été possible en grande partie grâce aux revenus supplémentaires en lien avec la vigueur actuelle du marché immobilier et au contrôle serré des dépenses de fonctionnement. Rappelons que les villes ont l’obligation de combler tout déficit anticipé par de la taxation complémentaire ou en le reportant à l’exercice budgétaire suivant.

L’excédent provient principalement des droits de mutation plus importants (953 000 $), de la taxation sur de nouveaux projets immobiliers (340 000 $) et de l’annulation de divers événements de loisirs sportifs et culturels en raison de la pandémie (175 000 $). Aucun écart majeur n’a été dénoté quant aux charges.

« On se doit d’avoir des surplus. Pour une municipalité, il n’est pas possible de faire des déficits. Ces surplus ne serviront pas à rembourser notre dette. Ils permettront de sécuriser les engagements que nous avons pris », d’indiquer au journal Yves Lessard, maire de Saint-Basile-le-Grand. Le surplus budgétaire 2021 est donc ajouté à l’excédent non affecté qui, au 31 décembre 2021, représente 4 486 988 $ en plus d’un excédent affecté de 1 085 775 $ qui permettra de répondre aux imprévus des prochaines années.

« C’est sûr qu’on a eu des dépenses à faire pour s’adapter aux mesures sanitaires, mais la Ville n’en a pas trop souffert. » – Yves Lessard

Endettement total net
En ce qui concerne l’endettement total net, il totalise maintenant 58,72 M$ et représente une progression de 5,5 M$ par rapport au 31 décembre 2020. Cette progression de l’endettement provient principalement du financement des nouvelles infrastructures. Rappelons que ces travaux s’inscrivent dans un plan global de la Ville de Saint-Basile-le-Grand visant à moderniser les infrastructures et d’en assurer la pérennité. Plusieurs de ces travaux ont bénéficié de versements de subventions au cours de l’année 2021, ce qui a eu pour effet de limiter l’accroissement de la dette.
Investissements importants sur les infrastructures en 2021 : réfection de la rue de la Montagne et du secteur Pont-de-Pruche (phase 3); reconstruction complète du planchodrome; éclairage des terrains sportifs aux parcs des Trinitaires et du Ruisseau; acquisition du 200, rue Principale; pavage palliatif de certaines rues; travaux de réfection divers afin de maintenir les bâtiments municipaux en bon état.

Précisons également que des 58,72 M$ d’endettement total, 51,7 M$ sont générés par la Ville, 4,81 M$ par les organismes contrôlés (Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu [RISIVR], Régie intermunicipale de l’eau de la Vallée-du-Richelieu [RIEVR], Régie intermunicipale d’assainissement des eaux usées Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Basile-le-Grand [RIAEU], Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent [RIPRSL]) et 2,21 M$ par les autres organismes (Municipalité régionale de comté de La Vallée-du-Richelieu [MRCVR], Communauté métropolitaine de Montréal [CMM], transport en commun [exo, ARTM]).

Prudence de rigueur
En somme, la situation financière de Saint-Basile-le-Grand est bonne, mais une vigilance demeure afin de limiter les dépenses. « Le contexte économique actuel et des prochaines années confrontera la Ville à des défis importants liés à la gestion des finances municipales, dont la hausse importante du taux d’inflation, la hausse des taux d’intérêt, la pénurie de main-d’œuvre, le possible ralentissement du marché immobilier, etc. »

Pour ces raisons, « les dépenses pour les prochaines années seront serrées. Les services sont bien évidemment maintenus et nous continuons à faire des investissements dans nos infrastructures, mais il faudra agir de manière prudente dans nos dépenses de fonctionnement », de préciser le maire.
Finalement, les deux ans de pandémie n’ont pas trop affecté les finances de la Ville, qui sort de cette période plutôt en forme. « C’est sûr que l’on a eu des dépenses à faire pour s’adapter aux mesures sanitaires, mais on n’en a pas trop souffert. »
Enfin, les célébrations qui ont été empêchées lors de la COVID-19 seront de retour, garantit M. Lessard.