Un roman d’époque par une autrice grandbasiloise

L’autrice grandbasiloise Marie-France Daigle a récemment publié son deuxième roman, La boulangerie Ménard.

Résumé

Été 1907. Du haut de ses seize ans, Charlotte Paradis possède toute l’insouciance de la jeunesse et est convaincue que l’avenir lui appartient. Fiancée à Édouard Savard, le meilleur parti de son patelin, l’horizon lui semble lumineux. Mais alors qu’elle souhaite bonne nuit à son amoureux un soir, elle est loin de se douter que le lendemain un terrible drame sans précédent allait secouer les habitants de New Liverpool, aux abords de Québec. Voyant sa vie brisée et son bonheur envolé, Charlotte tombe dans une profonde dépression. Ses parents, craignant qu’elle ne commette quelque chose d’irréparable, prennent la décision de l’éloigner du village pour un certain temps. C’est en pleurant et en tempêtant que leur fille monte à bord d’un train qui la conduira chez une parente éloignée qu’elle connaît à peine. Auprès de sa tante Géraldine, Charlotte apprendra le métier de boulangère, pour lequel elle se passionnera. Travailleuse acharnée, elle doublera les recettes du petit commerce.

Écriture

L’autrice grandbasiloise a consacré deux ans à ce roman. Elle a combiné l’écriture et la recherche historique. « J’ai fait beaucoup de recherche, surtout à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, mais aussi à la bibliothèque de Joliette », explique Mme Daigle. La première source d’inspiration pour son personnage principal, Charlotte, est sa tante Cécile. « Son côté charitable, surtout », mentionne-t-elle. Bien que sa tante n’ait pas vécu à l’époque où se situe le livre, elle s’est inspirée de son caractère pour donner vie au protagoniste. Pour les autres personnages, elle s’est inspirée de son entourage.

Marie-France Daigle a choisi de situer l’histoire en 1907, puisque c’est une époque qu’elle aime particulièrement. « J’aime l’époque des chevaux, des charrettes, sans électricité, l’entraide entre les villages. Je voulais parler aussi des femmes. Elles étaient beaucoup plus fortes que le monde pensait », mentionne l’autrice. Pour la boulangerie, elle s’est inspirée de l’histoire des petits gâteaux Vachon.

« J’aime l’époque des chevaux, des charrettes, sans électricité, l’entraide entre les villages. » – Marie-France Daigle

Marie-France Daigle n’a pas de routine d’écriture. « Je peux être quelques semaines sans écrire et à d’autres moments, j’écris tous les jours et tous les soirs. Je n’ai pas vraiment de routine établie. »

Depuis longtemps

Mme Daigle souhaitait écrire des romans depuis belle lurette.  « J’ai toujours aimé écrire et c’était constamment un but à atteindre, d’écrire des romans. Mais j’ai eu des enfants, un travail à temps plein, après, la routine s’est enchaînée. J’aimerais bien prendre ma retraite éventuellement et me consacrer seulement à mon écriture », confie l’autrice.

Projets futurs

Marie-France Daigle travaille présentement sur son prochain livre. Même si les deux précédents sont des romans d’époque, elle a opté cette fois-ci pour une période plus contemporaine. « C’est une histoire sur des femmes dans la cinquantaine, sur les sites de rencontres, trouver l’amour. La réalité des femmes de 50 ans aujourd’hui », mentionne l’autrice. Une fois à la retraite, elle se promet d’écrire une trilogie, mais elle ne sait pas encore à quel sujet.

Biographie

Marie-France Daigle est originaire de Montréal mais habite à Saint-Basile-le-Grand depuis quinze ans. Elle est mariée et mère de deux enfants maintenant adultes. Petite, elle était passionnée par les aventures de Martine. Que ce soit à la plage, à l’école ou encore à la maison, elle dévorait les livres de cette collection. Elle a également adoré ceux de la Comtesse de Ségur. C’est à cette époque qu’est née sa passion pour l’écriture. Toutefois, c’est seulement à 50 ans qu’elle a commencé à écrire son premier roman.