« Un quartier, une famille », le projet progresse

Le projet « Un quartier, une famille », proposé en septembre par des familles de Saint-Bruno-de-Montarville afin d’accueillir des migrants syriens qui luttent pour leur survie, progresse tranquillement. Guy Gagnon, un des initiateurs, espère accueillir une première famille au printemps 2016.

Le Montarvillois raconte qu’il a fallu peu de temps à ses voisins et lui pour se rendre compte de la complexité que représentait un parrainage de réfugiés, d’autant plus que le procédé de parrainage venant d’une autre personne qu’un membre de la famille était inexistant jusqu’à maintenant au pays. « La députée Nathalie Roy nous a grandement aidés à ouvrir les portes auprès du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion. Québec essaie de s’ajuster à cette réalité. »

Pour accélérer le processus, les familles montarvilloises ont récemment décidé d’unir leurs forces à l’équipe de l’Unité pastorale Saint-Basile/Saint-Bruno. « Nous étions en mesure d’amasser les fonds nécessaires pour parrainer une famille, mais nous ne connaissions pas la mécanique pour arriver à nos fins. L’évêché a pour sa part une bonne expertise en la matière. Nous avons donc décidé d’unir nos forces. »

Guy Gagnon espère que leur travail incitera les résidants d’autres quartiers et même d’autres municipalités à relever le défi. « Plus il y aura de gens qui mettront la main à la pâte et qui amasseront des fonds, plus nous pourrons accueillir  de réfugiés. » Il poursuit en soutenant qu’à la fin du printemps 2016, Saint-Bruno-de-Montarville pourrait accueillir sa première famille syrienne ou irakienne. « C’est le plus vite que nous pouvons faire en raison des nombreuses démarches administratives et gouvernementales auxquelles nous devons faire face. »

Un projet rassembleur

Le Montarvillois poursuit en mentionnant que le projet « Un quartier, une famille » a été fort bénéfique pour son voisinage. « Au Sommet Trinité, la plupart des gens ne se connaissaient pas. Le fait que nous fassions du porte-à-porte pour parler de notre projet et demander de l’aide a été rassembleur. Maintenant, nous nous saluons dans la rue et lorsque nous y croisons des voisins, nous nous arrêtons pour nous parler. »

Les particularités du parrainage

La semaine dernière, les organismes de l’agglomération de Longueuil, le Carrefour le Moutier et la Maison internationale de la Rive-Sud (MIRS), ont tenu une séance d’information sur le parrainage collectif de réfugiés. Animée par Rivka Augenfeld, de la Table de concertation au service des personnes immigrantes et réfugiées, cette rencontre a permis de donner l’heure juste sur les possibilités de parrainage collectif et sur la complexité du programme.