Un projet de station thermale qui inquiète l’opposition
L’entente de principe adoptée par Saint-Bruno avec Station Sky Spa en vue de l’aménagement d’une station thermale a soulevé des inquiétudes chez les membres de l’opposition.
C’est la conseillère Michèle Archambault qui a proposé l’entente de principe avec la Station Sky Spa en décrivant ce projet comme en étant un d’envergure qui viendrait consolider le pôle recréotouristique de Saint-Bruno. Elle a toutefois spécifié que l’entente pour l’aménagement du projet sur le rang des Vingt-cinq est conditionnelle. « Le projet devra entre autres être soumis à une consultation publique pour les gens du secteur. »
« Ce projet propose une intégration naturelle intéressante. » – Michèle Archambault.
Le projet de station thermale devra également tenir compte des normes environnementales novatrices. « Le site devra être aménagé de façon écologique avec des bâtiments écoresponsables qui seront chauffés par géothermie ou énergie solaire. De plus, une micro usine de traitement des eaux usées devra y être aménagée », a précisé la conseillère du district 8.
Le conseiller de l’opposition Michael O’Dowd a pour sa part émis des craintes envers ce projet qui sera construit en bordure du parc du Mont-Saint-Bruno. La conseillère Archambault a rappelé qu’elle était elle-même en faveur de la protection du pourtour de la montagne et que ce projet tel que présenté par les promoteurs respectait bien le secteur. « Ce projet propose une intégration naturelle intéressante. »
La conseillère du district 1, Thérèse Hudon, a pour sa part demandé quelle était l’urgence de signer une entente de principe avec le promoteur alors que le dossier concernant le fort achalandage dans ce secteur n’est pas réglé. « Aucune décision n’a encore été prise pour régler les problèmes de circulation et on nous rajoute un projet qui entraînera un fort achalandage. » Le maire Martin Murray a soutenu que ce projet sera tenu en compte dans l’étude de circulation actuellement en cours. Il a également rappelé qu’il s’agissait d’une entente de principe et non d’un accord final. « Pour que le dossier chemine, le promoteur avait besoin de cette entente de principe. C’est une condition pour obtenir du financement des banques », a-t-il ajouté.
Le maire a poursuivi en expliquant que le terrain sur lequel le projet serait aménagé appartient à la Ville et qu’il était destiné à de la construction résidentielle pour 180 maisons. « En raison des nouvelles règles qui nous sont imposées, il faudrait aménager un développement domiciliaire de haute densité. Ce n’est pas vraiment ce que nous souhaitons. »


