Un ex-ingénieur de l’Agence spatiale canadienne arrêté par la GRC

Un ex-ingénieur de l’Agence spatiale canadienne (ASC) a été arrêté par la Gendarmerie Royale du Canada à Brossard pour abus de confiance. 

Selon le caporal au bureau des communications de la GRC Charles Poirier, la GRC ne peut pas établir de lien hors de tout doute avec le gouvernement chinois. 

Wanping Zheng, 61 ans, aurait cependant agi au nom d’une compagnie aérospatiale chinoise. Il aurait utilisé son statut d’ingénieur au sein de l’ASC dans le but de négocier des ententes d’installation de stations-relais destinées à communiquer avec des satellites en Islande.  L’ingénieur est le seul suspect à avoir été arrêté dans le cadre de l’enquête, qui a débuté en 2019. 

Les stations-relais sont stratégiquement positionnées à travers le Canada et le monde pour des raisons de sécurité. Le Caporal Poirier indique que si la préférence est donnée à une agence autre, comme c’est le cas pour le site en Islande, « on ne pourra pas s’installer là, il va falloir aller ailleurs. C’est vraiment un objectif stratégique. »

5 ans

C’est la peine maximale prévue au code criminel pour abus de confiance par un fonctionnaire public

De son côté, l’Agence spatiale indique par la voie d’un communiqué que « quand des doutes ont été soulevés au sujet des activités de la personne en cause en dehors des heures de travail, l’ASC a pris diverses mesures : elle a notamment mené une enquête interne et restreint l’accès aux renseignements. D’autres mesures ont succédé et la personne en cause a cessé de travailler à l’ASC en 2019. »

Le procès de l’accusé devrait débuter le 15 décembre prochain au palais de justice de Longueuil. Les accusations portées à son égard pourraient lui valoir une peine d’emprisonnement d’un maximum de cinq ans selon le code criminel.

Autre situation

En 2015, l’entreprise Maple Armor s’était vue refuser une implantation à proximité de l’ASC. Industrie Canada avait alors demandé à l’entreprise chinoise de s’installer sur un autre site pour des raisons de sécurité.

Une première pelletée de terre avait été effectuée en présence du maire Martin Murray, de même que des dirigeants de l’entreprise et d’autres dignitaires, mais le projet a dû changer de site. Maple Armor a désormais des installations à Brossard.