Un drame qui rappelle celui de Serge Dessureault

L’ascension du second plus haut sommet du monde a emporté un nouveau québécois le 22 juillet. Ce drame nous rappelle la mort du Montarvillois Serge Dessureault qui en 2018, sur le même sommet avait perdu la vie.

L’ascension du K2 avait été fatal à Serge Dessureault en 2018. L’alpiniste chevronné de Saint-Bruno-de-Montarville n’avait pas survécu à une chute il y a 4 ans, le 7 juillet. C’est aussi l’ascension du K2, un mois de juillet, qui a été fatal vendredi au Dr Richard Cartier, médecin à l’Hôpital de Saint-Jérôme.

Le journal The Himalayan rapporte que Richard Cartier de même que son compagnon de cordée Matthew Eakin ont perdu la vie le 22 juillet alors qu’ils redescendaient de leur dernière ronde d’acclimatation. Ils étaient accompagné de Justin Dubé-Fahmy et ils retournaient au camp de base après deux grosses journées physiquement éprouvantes sur la montagne. Le journal népalais rapporte que le corps de Richard aurait été retrouvé près du Camp 1 japonais à 6500 m alors que celui de Matt un peu plus bas que le Camp 1 norma à 5800 m.

Le plus dangereux
Le K2 est le deuxième plus haut sommet de la planète, situé à la frontière du Pakistan et de la Chine. Il est aussi réputé être le plus dangereux. Jusqu’en 2018, un grimpeur sur quatre mourait en tentant l’aventure. Son sommet est à 8 611 mètre d’altitude.

Depuis 1939, 91 personnes ont trouvé la mort en grimpant la «Montagne sauvage» et seulement 377 personnes ont rejoint le sommet entre 1954 et 2021. À titre comparatif, un peu plus de 300 personnes sont mortes sur l’Everest, le plus haut sommet du monde culminant à 8 848, pour plus de 4000 à l’avoir gravi avec succès.

Quasiment en même temps, le 21 juillet, Marie-Pier Desharnais est parvenue à réaliser ce qu’aucun Québécois n’avait encore réussi à faire en posant le pied sur le sommet du K2.