Un déneigement critiqué
Depuis décembre, les citoyens de Saint-Bruno alimentent les réseaux sociaux de remarques plutôt désobligeantes quant à l’état des routes à Saint-Bruno-de-Montarville.
« Peut-on questionner notre Ville sur sa politique de déneigement et l’entretien des rues collectrices? Depuis plusieurs semaines, c’est à se demander si nous avons une division des travaux publics pour voir aux conditions des rues. En ce matin du 27 décembre, c’est tout simplement dangereux de se promener sur ces rues », indiquait au journal Julien Flowers, un résidant.
Au début de l’année, Marie-Josée Gagné, une résidante de Saint-Bruno depuis 20 ans, a été bloquée pendant 5 heures à cause d’un banc de neige de 4 pieds bloquant son stationnement ainsi que son entrée. « Forcément, je passe par mon stationnement. J’ai eu droit à 5 heures d’attente pour débloquer mon entrée. Le pire, c’est que la charrue a poussé délibérément la neige à cet endroit. J’ai dû insister fortement auprès des responsables de la Ville pour faire enlever tout ça. C’est inacceptable », précise-t-elle. Mme Gagné a même décidé de déposer une plainte auprès du gouvernement.
En regardant les indicateurs de gestion 2015 de la municipalité, il est à noter que depuis 2013, les dépenses reliées à l’enlèvement de la neige n’ont pas cessé de diminuer.
Sur trois années, de 2013 à 2015, ce sont près de 300 000 $ qui ont été économisés pour le même nombre de kilomètres de voies à déneiger.
« J’ai eu droit à 5 heures d’attente pour débloquer mon entrée. Le pire, c’est que la charrue a poussé délibérément la neige à cet endroit. » – Marie-Josée Gagné
Martin Murray, maire de Saint-Bruno-de-Montarville, n’était pas disponible pour répondre au journal au sujet de cette grogne citoyenne concernant le déneigement. Le Service des communications de la Ville nous a répondu que « le prochain déjeuner du maire du 21 janvier portera spécifiquement sur ce sujet et permettra de répondre aux questions des citoyens ».
Approche environnementale
Il faut dire que le conseil municipal, installé depuis novembre 2013, a mis en place une nouvelle politique de déneigement en favorisant une approche environnementale.
Ainsi, la Ville souhaite privilégier les quartiers blancs, où s’installe un fond de neige durci. Les abrasifs, telle la pierre, y sont priorisés, alors que l’usage des fondants, comme les sels de voirie, est limité aux situations particulières.
La Ville procède aussi à un soufflage dit « intelligent » de la neige sur les terrains publics et privés. Cette pratique s’étend également aux grandes artères. Lorsque l’espace en bordure de la rue est insuffisant, la neige est alors soufflée et transportée par camion.
« En plus de contribuer à la réduction des gaz à effets de serre, cette pratique permet une réduction du bruit engendré par le passage fréquent des camions », soutient la municipalité dans sa politique. Cette pratique permet aussi à la Ville de faire des économies.
Largement décriée aussi par la population, la volonté de ne déneiger qu’un trottoir sur deux dans certaines rues est maintenue. Quelques modifications ont été cependant apportées.
« Les piétons pourront déambuler tout l’hiver sur la presque totalité des sentiers multifonctionnels, trottoirs et sentiers piétonniers, qui seront déneigés. Cependant, dans certaines rues locales et semi-collectrices, seul un trottoir sur deux sera déneigé en fonction de critères préétablis. Ces derniers ont toutefois fait l’objet d’une révision : plusieurs trottoirs non déblayés l’hiver dernier le seront cette année. Il est à noter que pour un nombre minime de rues locales, aucun trottoir ne sera déneigé », affirme l’hôtel de ville.
À Sainte-Julie
À Sainte-Julie, tous les trottoirs sont déneigés dans un ordre de priorité établi. De la pierre et du sel (un mélange de 9 pierres pour 1 sel) sont régulièrement épandus sur les trottoirs. En ce qui concerne les rues, du sel est utilisé lorsqu’il fait plus chaud que -15 oC, de la pierre et du sel à parts égales lorsque la température se situe entre -15 oC et -25 oC et de la pierre et du sel (un mélange de 9 pierres pour 1 sel) lorsque la température est plus froide que -25 oC. Les abrasifs sont rapidement épandus aux intersections avant d’être mis sur les rues si le besoin se fait sentir.
Stationnement de nuit
À Saint-Bruno, jusqu’au 1 avril, le règlement municipal stipule qu’il est interdit de stationner son véhicule sur la voie publique entre 2 h et 7 h, sauf si une tolérance est émise, lorsqu’il n’y a aucune précipitation ni aucune opération de déneigement prévues ou en cours.
Chaque jour, à compter de 17 h, les citoyens doivent s’informer auprès de la Ville en composant la ligne « Info-Stationnement-Hiver », au 450 645-2925. Il s’agit du seul endroit valide pour effectuer une telle vérification. En l’absence de l’émission d’une tolérance, les citoyens doivent stationner leur véhicule dans leur entrée privée ou utiliser les stationnements municipaux disponibles sans frais pour une période maximale de 20 heures consécutives.
À Sainte-Julie, le stationnement de nuit est interdit du 1er décembre au 31 mars entre 2 h et 7 h. Un projet-pilote a été lancé l’an dernier pour permettre en tout temps (excepté entre 8 h et 10 h) le stationnement sur quatre tronçons de rue. Le dispositif a été étendu à plusieurs tronçons cette année.

