Un comité sans joueurs-clés, selon l’opposition

La formation du comité de concertation soulève beaucoup d’interrogations au sein du parti de l’opposition à l’hôtel de ville de Saint-Bruno. Selon les deux porte-paroles du Parti montarvillois, la façon dont a été mis en place ce comité, le choix de ses membres et de l’organisme mandaté de coordonner le tout sont à remettre en question.

« Il n’est pas nécessaire d’étudier très longuement la composition du comité de concertation pour y constater un net déséquilibre en faveur des promoteurs de l’urbanisation des dernières terres humides au sud de la 116 », ont exprimé par voie de communiqué Michèle Archambault, conseillère de l’opposition, et Martin Murray, chef du parti.

Ces derniers voient néanmoins d’un très bon œil la présence dans le comité du Dr Philippe Blais, médecin et biologiste réputé, qui plaide en faveur d’une ceinture verte et bleue autour de Montréal, mais ils estiment toutefois qu’il y manque des joueurs-clés. « À ce stade-ci, la composition du comité ne garantit pas la neutralité nécessaire à l’examen de cet exercice, soutient M. Murray. Pourquoi avoir choisi le Conseil régional en environnement de la Montérégie pour coordonner le comité,au lieu d’autres entités qui ont fait leur preuve dans le domaine au fil des années, par exemple, le COVABAR ou Nature-Action Québec? »

Mme Archambault et M. Murray demandent que fassent également partie de ce comité un ou des représentants d’organismes locaux de protection de l’environnement tels que la Fondation du Mont-Saint-Bruno, l’APES ou le CIEL, qui présentait en 2008 à la Ville de Saint-Bruno, un Plan de conservation de la rainette faux-grillon, une espèce menacée retrouvée dans les terres humides ciblées.

Rien avant le 3 novembre

« À titre de parti de l’opposition, nous voulons qu’aucune décision ne soit prise dans ce dossier avant les élections du 3 novembre prochain, soutient M. Murray. Nous ne voulons surtout pas agir dans la précipitation. Selon nous, tout ceci est une opération de maquillage, parce que le processus ne s’est pas fait à la vue de tous, en toute transparence et en prenant l’ensemble de la population à témoin. »

Le Parti montarvillois a d’ailleurs l’intention d’informer le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) de sa position face à ce dossier. Michèle Archambault et Martin Murray se disent de plus très sceptiques par rapport au mandat du comité, à son échéancier et à la portée ultime de ses recommandations.