Trois options proposées aux citoyens

Réfection de la rue Principale

Une quarantaine de résidants de la rue Principale ont assisté à une séance d’information et de consultation, organisée la semaine dernière par la Ville de Saint-Basile-le-Grand, concernant la réfection de la chaussée. Après plusieurs années à blâmer la municipalité pour son manque d’action dans ce dossier, les citoyens ont enfin reçu des propositions de travaux, lesquels se chiffrent entre 800 000 $ et 7,5 millions de dollars, et dont 75 % de la facture serait refilée à l’ensemble des Grandbasilois.

La portion de la rue Principale concernée par les travaux est située entre l’avenue Mont-Bruno et la rue Parent, à la limite de Saint-Mathieu-de-Beloeil. La problématique évaluée, qui persiste depuis des années, concerne les points suivants : la dégradation très avancée du pavage, la déficience du drainage pluvial du côté sud de la rue, l’âge avancé de la conduite d’aqueduc, le diamètre trop étroit de celle-ci, l’absence de lien piétonnier et cyclable, ainsi que l’accumulation de dépôts et une pente forte des talus du cours d’eau à divers endroits.

Malgré des interventions sporadiques, survenues au fil des années, pour corriger les pires endroits de la chaussée, celle-ci doit être définitivement à refaire. Selon les résidants du coin, la chaussée est dans un tel état lamentable qu’ils craignent eux-mêmes d’y circuler avec leurs véhicules et n’osent même pas penser s’y promener en vélo ou à pied. Parmi les inquiétudes manifestées au cours de la soirée, les citoyens ont entre autres mentionné la sécurité de leurs enfants, le bien-être des familles résidantes, la vitesse excessive à toute heure du jour et de la nuit, et les vibrations ressenties au passage des camions lourds et des autobus scolaires.

Les trois options

Avant de présenter de quelconques options de travaux de réfection de la chaussée, la Ville de Saint-Basile a effectué des études internes afin d’identifier tous les scénarios possibles pour améliorer la situation, même de façon temporaire advenant un retard à reconstruire la rue. Selon Jean-Marie Beaupré, directeur général de la municipalité, ces études n’ont occasionné aucune dépense supplémentaire pour la Ville, si ce n’est le salaire de ses employés.

La première proposition apportée aux citoyens est la moins dispendieuse. Pour environ 800 000 $, les travaux toucheraient : le planage du revêtement actuel de la chaussée, la pose d’une couche de pavage et le nivellement des accotements.

Le second choix de travaux est quant à lui évalué à 1,9 million de dollars, et pourrait avoir une durée de vie de 10 à 15 ans. Pour une réfection partielle de la fondation de rue, il faudrait alors revoir le drainage et la pose d’une couche de pavage, le décohésionnement du pavage, l’enlèvement d’une partie du pavage décohésionné, la pose d’un drain du côté sud, et enfin la pose d’un nouveau pavage.

La dernière alternative présentée est une réfection complète de la chaussée : remplacement de la conduite d’aqueduc, reprofilage du cours d’eau, reconstruction complète de la fondation et du pavage, pose d’un drain, et aménagement d’une piste multifonctionnelle entre l’avenue du Mont-Bruno et la rue Parent. Le coût approximatif est de 7,5 millions pour une durée de plus de 30 ans.

La vision de la municipalité ne s’arrête toutefois pas là. Elle a aussi soumis aux citoyens la possibilité de faire une piste multifonctionnelle. Pour ce faire, la Ville prévoit débourser de 400 000 $ à 680 000 $ (travaux et acquisitions de terrains nécessaires).

Refaire les calculs

Un vote préliminaire informel a été effectué auprès des citoyens présents à la séance. Deux préférences sont ressorties : option 2 avec piste, et option 3 aussi avec piste. Ces résultats amènent donc la Ville à revoir ses calculs quant à la répartition des coûts dans la taxation des riverains et de l’ensemble de la population grandbasiloise.

La municipalité enverra, d’ici la semaine prochaine, une lettre sondage à tous les résidants du quartier afin de recueillir leur position face aux deux scénarios retenus.