Train de banlieue : plus de départs et d’arrivées dans la région?
Les services de la ligne de train de banlieue de Mont-Saint-Hilaire devraient être améliorés au cours des prochaines années, avec plus de départs et d’arrivées pour les usagers de la région.
C’est du moins ce que promet le président et directeur général de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), Nicolas Girard, qui était de passage à la gare de McMasterville le 3 juillet, pour prendre le pouls sur le terrain.
Avec désormais 2,2 millions de passages annuellement, la ligne de Mont-Saint-Hilaire a enregistré une hausse de fréquentation de 7,8 % depuis 2011. Pas moins de 9500 résidants de la région prennent place dans les wagons chaque jour. Avec entre autres la construction d’un nouveau pont Champlain, ce nombre pourrait toutefois augmenter, selon M. Girard.
« La ligne de Mont-Saint-Hilaire connaît une croissance continue. Il y a encore de la place pour accommoder de nouveaux clients. Avec les travaux, les citoyens optent de plus en plus pour le transport collectif afin d’éviter les péripéties du transport routier. »
M. Girard tient à souligner que des investissements ont été faits pour la ligne de Mont-Saint-Hilaire, la plus ponctuelle du réseau. Une somme de 45 millions de dollars a été investie, notamment pour la revitalisation des gares. Le passage de M. Girard et d’employés de l’AMT, le 3 juillet, concordait d’ailleurs avec la remise sur les rails des locomotives bimodes.
Pour bonifier les services, le président de l’AMT a toutefois besoin de la collaboration des villes environnantes. « Lorsque nous augmentons les services, 40 % de la facture doit être défrayée par les municipalités. Il faut donc que les actions se fassent de concert avec elles. Lorsque nous aurons une demande des municipalités, nous procéderons. »
Projets à venir
M. Girard fait savoir que l’AMT travaille sur plusieurs projets pour réduire la congestion routière sur la Rive-Sud, comme l’implantation de voies réservées sur la route 116, entre Saint-Basile-le-Grand et Saint-Bruno, ainsi qu’entre l’autoroute 30 et la route 134.
« Ce projet de voie réservée en deux sections assurera la ponctualité des autobus sur la route 116, en plus d’inciter les gens à utiliser le transport collectif. »
La construction d’un nouveau pont Champlain sera par ailleurs l’occasion pour l’AMT de se doter d’un système léger sur rail (SLR) pour traverser le fleuve. « Il y a 22 000 utilisateurs de transport collectif qui traversent le pont en trois heures. Avec pas moins de 450 autobus à l’heure, il est impossible d’ajouter des passages. Le SLR pourra transporter 32 000 personnes par heure. C’est un projet qui aura un grand impact. »
En plus des trains et des autobus, le métro fait aussi l’objet d’études. Trois corridors, dont un de la ligne jaune du métro de Montréal, en partance de Longueuil, pourraient être développés. Nicolas Girard indique toutefois que Québec n’a pas les ressources financières pour développer ces trois corridors dans un délai de dix ans, mais plutôt de 25 ans.

